Tourisme : Chypre à la recherche d'un nouveau souffle après le départ des Russes
Emmanuel Langlois, à Chypre
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Christophe Chaillou
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Christophe Chaillou
C'est la soupe à la grimace ! Certains hôtels tout inclus de Limassol, la capitale économique de Chypre, accueillaient jusqu'à 80 % de clientèle russe. Depuis l'invasion de l'Ukraine, ils ont tous décampé du jour au lendemain. Quant aux Français, avant le Covid, ils n'étaient pas les touristes les plus nombreux à Chypre : 40.000 par an en moyenne, soit à peine 1 % des arrivées. "Ça n'accroche pas pour une raison simple, c'est l'aérien", analyse Christophe Chaillou. "On ne peut pas vendre une destination sans avions ! Heureusement, depuis cette année, on a un certain nombre de vols directs depuis la France."
Le Français, né à Libourne avant de grandir à Bordeaux, vit depuis quarante ans à Chypre. A la tête de Creative Tours, une agence de tourisme réceptive, il organise les séjours clés en mains d'une quinzaine de tour-opérateurs, dont le voyagiste français Salaün Holidays. Après le départ de 800.000 Russes par an à fort pouvoir d'achat, et dans une moindre mesure des Anglais, la deuxième clientèle de l'île, pour cause de Brexit, le gouvernement chypriote est aux abois.
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Dans ce pays d'un million d'habitants, le tourisme représentait jusqu'à 15 % du PIB avant la crise Covid. Même si des forêts de grues continuent de bétonner le littoral, Chypre veut développer le tourisme vert, explique Christophe Chaillou, diplômé de l'école de management hôtelier Glion en Suisse et marié à une Chypriote :
Emmanuel Langlois, à Chypre