Entreprise du NewSpace, The Exploration Company avance à une vitesse grand V mais sans précipitation pour démocratiser l'accès à l'exploration spatiale. Après avoir réalisé, en quelques mois, sa première capsule de démonstration qui montera à bord du vol inaugural d'Ariane 6, l'entreprise qui développe des vaisseaux spatiaux modulaires, autonomes et réutilisables annonce, ce mercredi 1er février, avoir levé 40 millions d'euros. Une opération menée par le fonds suédois EQT Ventures et le fonds français Red River West, spécialisés dans le financement des startups technologiques à fort potentiel.
La capsule de démonstration Bikini a été qualifiée (crédits : The Exploration Company).
«Cette levée de fonds va nous permettre de finaliser notre deuxième prototype, Nyx Mission Possible, qui volera avec des clients fin 2024 et effectuera une rentrée contrôlée dans l'atmosphère. Nous allons également continuer à travailler sur nos deux systèmes propulsifs verts pour la capsule finale. Sur Mission Possible, qui est ce que nous appelons la capsule adolescente, nous sommes sur une version simplifiée de ces propulsifs. Nous démarrons actuellement des travaux de dérisquage avec une série de tests »,explique Hélène Huby, co-fondatrice et dirigeante de la société.
Mais si l'entreprise développe des vaisseaux pour assurer des missions de logistique vers les stations spatiales autour de la Terre et de la Lune (Nyx Earth), elle travaille aussi sur des véhicules lunaires (Nyx Moon). Avec cette levée de fonds, The Exploration Company va ainsi continuer à travailler en parallèle sur le système propulsif du véhicule lunaire. « Elle servira précisément à construire, à Bordeaux, le banc d'essai du moteur lunaire. Nous procéderons, cette année, au test de la chambre avant un premier test du moteur complet en 2024 », détaille Hélène Huby. « Au-delà du moteur, l'atterrissage sur la lune est complexe. Il faut reconnaitre l'endroit où atterrir, atterrir de façon complètement automatisée sans piste d'atterrissage avec une quantité d'essence limitée. C'est une autre difficulté technologique que nous allons devoir dérisquer. »