On n'a presque jamais vu de bureaux si impersonnels. Aucun écrito n'indique le nom de l'occupant de la pièce où vous entrez. Dans les locaux du groupe international de e-santé Dedalus, à Artigues-près-Bordeaux, les couleurs sont claires, le style épuré et les modules de travail partagés entre espaces collaboratifs et bureaux tournants. Bienvenue au royaume du « flex office ». Les bureaux y sont à la fois à tout le monde et à personne, changeant de collaborateurs au gré des réunions à l'ordre du jour.
« Il y a une nouvelle règle dorénavant : le travail individuel se fait en télétravail, le travail en groupe se fait ici » présente Emmanuel Mougeotte. Le directeur général de Dedalus France a inauguré ce 16 mars le nouveau siège social de la filiale française du géant italien spécialiste des logiciels de gestion des dossiers de santé des patients. Une façon d'appuyer la réussite du groupe évidemment, dont le chiffre d'affaires de 800 millions d'euros dans le monde pour 115 millions en France a été multiplié par 10 en cinq ans, mais aussi de prouver que le « monde d'après » signifie bien quelque chose.
Les confinements ont fait surgir une grande inquiétude chez les dirigeants : « la productivité de nos collaborateurs va-t-elle chuter ? » Chez Dedalus, elle s'est au contraire accrue dans certaines équipes. Selon les mots de son directeur général, « la pandémie a transformé notre méthode et notre organisation du travail. Nous devions répondre aux nouvelles attentes. » Quitte à y aller à fond.