La société angloye PureNat lève 1,1 million d'euros pour démarrer la commercialisation de son matériau biomimétique breveté capable de filtrer l'air à l'infini. Ses deux cofondatrices visent des clients industriels dans le bâtiment, l'aéronautique et l'automobile et des premières livraisons dès début 2024.Place à la production pour PureNat. Natacha Kinadjian Caplat et Manon Vaillant, cofondatrices de cette start-up d'Anglet (Pyrénées-Atlantiques) qui annoncent ce jour une levée de 1,1 million d'euros, sont fin prêtes : « Nous avons terminé le calage des paramètres techniques de l'industrialisation de notre matériau breveté avec nos partenaires, la plateforme technique Canoe de Pau, pour la fabrication de granulés, et le centre de recherche Ceti, à Tourcoing, qui conçoit nos fils et nos tissus avec déjà une capacité de mille filtres par jour », indique à La Tribune Marion Vaillant, la directrice générale.
Matériau biomimétique
Si la start-up fondée en 2020 prévoit les premières livraisons de commandes début 2024 « au plus tard », il reste à trouver un lieu de 500 à 1.000 m2 près de leurs bureaux, situés au sein de l'incubateur Arkinova de la Communauté d'agglomération Pays basque (CAPB) à Anglet, pour installer la machine qui permettra de mettre la touche finale à leurs produits.
Mise au point aussi par la jeune société, également incubée par Bordeaux Technowest, cette machine permettra, selon un procédé tenu secret, de révéler le principe actif du matériau biomimétique découvert par Natacha Kinadjian Caplat, aujourd'hui présidente, lors de sa thèse en physico-chimie des matériaux.
« Ce principe actif, qui se régénère, fait que nos filtres seront les premiers à filtrer mais surtout détruire les particules polluantes comme les virus (notamment le Covid-19) et les bactéries. Cela les rend plus performants que les filtres actuels, qui s'encrassent entrainant une hausse de la consommation et des coûts de maintenance, et écoresponsables car ils permettent de limiter les déchets et la consommation d'énergie », détaille Manon Vaillant, elle-même ingénieure en biotechnologies.
La pollution de l'air intérieur tue sept fois plus que les accidents de la route en France et est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme et la quatrième cause de décès dans le monde selon l'OMS.
Annelot Huijgen, à Anglet