Comment Kate se place dans la course à la micro-voiture électrique
Hélène Lerivrain
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La K1 sera présentée à la fin de l'été 2023.
Kate
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La K1 sera présentée à la fin de l'été 2023.
Kate
L'équipe fondatrice de Kate a l'intime conviction que les SUV de deux tonnes, thermiques ou même électriques, ne constituent pas le futur de la mobilité du quotidien. « Les véhicules sont de plus en plus lourds, puissants, de moins en moins accessibles financièrement. Nous les retrouvons dans les centre-villes. Or, nous estimons que la voiture de demain, celle des trajets de tous les jours, sera petite, légère, propre et moins chère », explique Matthias Goldenberg CEO et co-fondateur de Kate. C'est à partir de ce postulat que Thibaud Elzière, entrepreneur en série, Matthias Goldenberg et Pierre Escrieut, anciens de chez Valéo aux profils auto et tech, ont décidé de se lancer dans la production d'une toute petite voiture qui permettra de diviser par 35 son impact environnemental par rapport à un véhicule thermique lourd.
Pour autant, il ne s'agissait pas de partir de zéro.
Pour réussir son pari, Kate s'est en l'occurrence appuyée sur la société Nosmoke qu'elle a rachetée en décembre 2022. « Kate s'offre un outil industriel et une expertise sectorielle qui lui permettent de gagner du temps dans un secteur en pleine effervescence », explique Thibaud Elzière. Fondée à Cerizay Deux-Sèvres en 2012, Nosmoke a réalisé quatre millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022.
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En quatre mois d'existence, Kate a retravaillé le véhicule hérité de Nosmoke, un véhicule de plage haut de gamme baptisé l'Original dont la commercialisation a débuté en avril. « Nous avons gardé le châssis qui représente beaucoup de R&D. Nous avons amélioré la partie industrielle en divisant le temps de montage par deux et nous sommes passés à des composants majoritairement asiatiques à des composants majoritairement français ou européens », explique Matthias Goldenberg. Kate a l'ambition d'en fabriquer 600 cette année, contre 200 en 2022. Reste que « l'objectif de Kate n'est pas de produire des véhicules de plage mais des véhicules du quotidien », prévient Matthias Goldenberg.
Hélène Lerivrain
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