« Le ChatGPT de la voix ! » L'expression est signée Gary Shapiro en janvier dernier à Las Vegas. Le big boss du CES, la grand messe technologique mondiale, a été impressionné par la démonstration d'Airudit : les pirouettes de Doggy. Ce petit chien robot programmé, pour l'occasion, par la startup bordelaise est capable de réagir instantanément à la voix pour effectuer toute une série de manœuvres plus ou moins complexes. Il peut enregistrer jusqu'à une dizaine d'ordres consécutifs formulés de manière très diverse. Le tout en Bluetooth local, c'est-à-dire sans accès à internet. Renouvelé dans les locaux d'Airudit, qui a pris la suite de Marbotic à la Cité numérique de Bègles, le résultat est bluffant.
Ce spécialiste de l'industrie 4.0 a quitté le Catie (Centre technologique Nouvelle-Aquitaine du numérique) il y a un an pour rejoindre l'entreprise de 25 salariés, séduit par les compétences et l'approche de Philippe Lebas, le fondateur : « Il porte une vraie vision technologique de l'informatique du futur en permettant de s'adresser à n'importe quelle machine par la voix. C'est fondamentalement disruptif ». Philippe Le Bas est en effet un passionné des ontologies appliquées au numérique. À 53 ans, il est intarissable sur cette science de l'information qui vise à indexer des données de manières multiples et indépendantes mais cohérentes du point de vue des utilisateurs.