Les milliers de colis défilent à toute vitesse sur les 1.748 plateaux qui forment le circuit en boucle de 1.200 mètres de long de cette gare de triage dernier cri. Une fois injecté depuis les 93 quais de débarquement par des salariés aidés de bras télescopiques articulés, chaque colis est flashé, pesé et photographié sous toutes ses coutures avant d'être fléché vers sa destination finale. Le tout en moins de sept minutes, souvent beaucoup moins : « L'enjeu est que chaque colis passe le moins de temps possible sur le trieur pour libérer de la place pour le colis suivant, pointe Yann Briand, le responsable du site chez Colissimo Aquitaine. 97 % des colis sont reconnus et triés par la machine, le reste est corrigé par les salariés. »
Ce trieur flambant neuf, digne d'une mécanique d'horlogerie, est au cœur des flux logistiques du e-commerce qui nourrissent désormais notre consommation. « Après des mois de tests, cette plateforme est entrée en service le 13 novembre dernier pour aborder la peak period, qui s'étend de mi-novembre, avec le Black Friday, jusqu'à fin décembre », indique Yann Briand.
Cette plateforme dernier cri de 22.500 m2 est située à Cadaujac (Gironde) au croisement de la rocade bordelaise et de l'A 62 vers Toulouse. Elle prend progressivement le relais de l'antique plateforme de Bègles, moitié moins grande, qui joue ses dernières notes pour les fêtes de fin d'année 2023 avant de fermer définitivement au printemps prochain.