Etudes de marchés : Madeinvote complète son capital et son modèle économique
Hélène Lerivrain

L'équipe de Madeinvote.
Madeinvote
Hélène Lerivrain

L'équipe de Madeinvote.
Madeinvote
Après avoir levé 1,2 million d'euros en 2020, Madeinvote annonce un nouveau tour de table de 2,5 millions d'euros auprès de GSO Innovation, de Crédit agricole Aquitaine expansion (CAAE) et de ses investisseurs historiques. « Cette nouvelle levée de fonds s'inscrit dans notre engagement continu à transformer et moderniser les études de marché », commente Guillaume David pour La Tribune. Il est le fondateur en 2016 de cet institut qui a la particularité de recruter les répondants de ses études marketing et d'opinion sur les réseaux sociaux. En cinq ans, l'entreprise indique avoir collaboré avec plus de 300 entreprises et mené 500 études dans plus de 50 pays. Parmi ses clients, des groupes internationaux (L'Oréal, Crédit Agricole, Heineken...), des retailers (Lidl, Decathlon...), des instituts de sondage, des cabinets de conseil ou encore des institutions publiques.
En juin 2023, Madeinvote a franchi une étape décisive en faisant l'acquisition de Poll&roll et de sa plateforme technologique qui apporte de l'automatisation dans le process de création et d'analyse d'une étude. Un tableau de bord permet de suivre son étude en temps réel, de croiser les données et d'exporter en un clic un rapport clé en main et personnalisé au format Powerpoint.
Le coût pour le client sera moins élevé, mais pour Madeinvote, « il y a une trajectoire de rentabilité un peu plus facile avec la licence. Nous amortirons directement les frais de développement, et nous n'aurons pas d'autres coûts. La marge est un plus importante que pour le conseil », précise l'entrepreneur.

La plateforme Madeinvote (crédits : Madeinvote).
Cet nouvel outil va aussi ouvrir à Madeinvote un nouveau marché. « Nos clients historiques ne sont pas forcément ceux qui vont acheter de la licence. » Il va aussi faciliter l'internationalisation. « Nous pouvons facilement vendre une licence partout dans le monde depuis Bordeaux. » Ce nouveau modèle implique toutefois une structuration de la démarche commerciale. « On ne vend pas de la licence comme on vend du conseil », admet Guillaume David.
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D'un point de vue technique, des développements sont par ailleurs prévus pour adapter le logiciel : « Nous avons commencé cet été en ajoutant de l'intelligence artificielle à toutes les étapes de création d'une enquête. Nous souhaitons également l'enrichir de nouvelles fonctionnalistes d'analyse. D'où cette levée de fonds. » Madeinvote qui emploie 42 personnes prévoit de recruter trois à quatre développeurs sur un an. Elle recherche également deux commerciaux.
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