Pourquoi ces deux startups du BTP s'adossent à des grands groupes
Hélène Lerivrain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Agence APPA
Hélène Lerivrain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Agence APPA
Ce n'était pas le plan initial mais le choix est assumé et « sans amertume », insiste Guillaume Richer, co-fondateur de l'entreprise Rockease cédée à Colas, filiale du géant Bouygues, fin 2023. « Après avoir levé des fonds en 2022, nous avions la possibilité de lever de nouveau mais la route s'annonçait longue. Il aurait fallu relever des fonds derrière. Notre concurrent en Allemagne a levé 110 millions d'euros depuis sa création », rapporte Guillaume Richer. Or, il le sait, les investisseurs sont désormais plus sélectifs. « Ils s'intéressent à la rentabilité, aux deeptdech, à des process industriels à financer alors que nous sommes dans le digital. » Rockease avait créé en mars 2022 une marketplace de vente de granulats à destination des professionnels du BTP pour simplifier la chaine d'approvisionnement de la construction.
À lire également
En 2023, la société n'était pas encore rentable, « comme la plupart des startups qui visent la croissance plutôt que la rentabilité. Mais notre modèle allait être rentable avec le volume. Nous n'avions pas vraiment le choix », témoigne Guillaume Richer. Rockease prend une marge sur chaque vente de matériaux effectuée sur la plateforme et potentiellement sur la vente de transport. Et si les majors sont dès le départ des clients stratégiques, « parce qu'ils portent l'innovation et achètent beaucoup de matériaux, les process décisionnels sont assez longs. »
Hélène Lerivrain