Alors que le secteur du bâtiment semble s'enfoncer chaque jour un peu plus dans la crise, redoutant une suppression de 150.000 emplois d'ici à 2025, les prix des matériaux de construction, eux, se calment. Ceux-ci s'étaient envolés du fait de la reprise de la demande, au lendemain du pic de la Covid fin 2020 jusqu'à l'été 2022 inclus, avant de connaître un recul rapide puis de remonter début 2023. « On constate, depuis le début du printemps, une baisse pour le PVC, l'acier, le plastique alvéolaire, l'aluminium, le cuivre... ou une quasi-stabilisation pour le béton prêt à l'emploi, la tuile, le verre », relevait, mi-septembre, la Fédération française du bâtiment.
Il n'empêche. Selon les chefs d'entreprise de plus de dix salariés interrogés par l'Insee, si les perspectives de prix « se tassent » depuis février, elles « restent orientées à la hausse ». En janvier, le gouvernement pensait d'ailleurs avoir trouvé une solution pour l'amélioration de la prévisibilité des prix sur les marchés publics et privés. Comment ? En créant un dispositif d'analyse des coûts de production, afin d'accompagner la filière face à l'augmentation des prix.