Avec un chiffre d'affaires au plus bas depuis dix ans, Cdiscount accentue sa mutation

Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

En 2023, le chiffre d'affaires de Cdiscount accuse une baisse de -24 % sur un an.
Cdiscount

Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

En 2023, le chiffre d'affaires de Cdiscount accuse une baisse de -24 % sur un an.
Cdiscount
Sur un marché du e-commerce en repli de -1,8 % par rapport à 2022, le champion tricolore du secteur a poursuivi la transformation sous contraintes de son modèle économique. « L'année 2023 a été celle du retournement de Cnova vers un modèle plus rentable. Notre Ebitda, en hausse de 56 % par rapport à 2022, traduit une performance opérationnelle renforcée, l'efficacité du plan de transformation et l'engagement fort des équipes malgré un contexte économique morose », avance ainsi Thomas Métivier, directeur général de Cnova. Il a présenté le 27 février les résultats pour 2023 de cette filiale hollandaise du groupe Casino qui chapeaute Cdiscount. Concrètement, cela se traduit par une forte baisse des ventes, une résistance de la marketplace et des services aux entreprises et un plan d'économies qui porte ses fruits. Une potion qui doit permettre de redresser la barre pour atteindre enfin la rentabilité opérationnelle.
À lire également
Alors qu'Amazon affiche d'excellents résultats en 2023 et que l'attelage Fnac-Darty affiche une activité quasi-stable (-0,9 %), le chiffre d'affaires de Cdiscount accuse une baisse de -24 % sur un an. À 1,197 milliard d'euros, c'est le niveau le plus bas depuis 2012 ! Jugées moins rémunératrices, ce sont les ventes directes, en chute de -30,7 % sur un an à 928 millions d'euros, qui pèsent lourd. « Cet assainissement et nettoyage des stocks est parfaitement assumé et était indispensable pour redémarrer sur de bonnes bases », indique-t-on chez Cdiscount. L'entreprise basée à Bordeaux évoque « une valeur du stock en propre divisée par trois en deux ans » par le biais d'un recentrage sur les marques et catégories les plus rentables et sur une meilleure rotation des stocks. L'enseigne a particulièrement souffert de son positionnement sur les biens techniques (électroménager, télévisions, hifi, etc.) dont le marché s'est contracté de 6 % l'an dernier.
Pierre Cheminade
L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat
Flying Whales : la future usine de dirigeables XXL reçoit un nouvel avis favorable
Everwatt liquidée : la plus grande toiture solaire urbaine de France cherche un repreneur
Métaux critiques : la raffinerie près de Bordeaux décrétée in extremis d'intérêt public majeur