Les Girondins de Bordeaux acceptent leur rétrogradation en National
Latribune.fr avec AFP

Les Girondins ont renoncé à faire appel devant la DNCG.
FCGB
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Les Girondins ont renoncé à faire appel devant la DNCG.
FCGB
[Article mise à jour le 23/07/23 à 11h55]
« Alors que des discussions avaient repris ces derniers jours, les représentants de Fenway Sports Group ont indiqué lundi 22 juillet au FC Girondins de Bordeaux et à son actionnaire leur volonté de ne pas y donner suite malgré les assurances apportées par différentes parties prenantes. Dès lors, en l'absence d'éléments nouveaux, le FC Girondins de Bordeaux s'est désisté de l'appel interjeté à l'encontre de la décision de la DNCG en date du 9 juillet 2024 », annonce le club de Ligue 2 par communiqué ce mardi 23 juillet.
Le feuilleton du sauvetage du FC Girondins de Bordeaux trouve donc un premier épilogue à quelques heures de l'audition en appel qui était programmée ce mardi 23 juillet devant la DNCG, le gendarme financier du foot français. Celle-ci a déjà rétrogradé le club de Ligue 2 en championnat de National (3e division) à titre conservatoire pour raisons financières. Mais les Girondins avaient entretenu l'espoir ces derniers jours en faisant état d'ultimes discussions avec Fenway Sports Group, le groupe américain, propriétaire notamment du club anglais de Liverpool (Premier League).
Le seul repreneur en lice avait fait part de « demandes précises » a annoncé lundi Bordeaux Métropole, propriétaire du stade Matmut Atlantique et prête à un « abandon de créance » pour favoriser un accord et donc un sauvetage du club. L'enjeu étant d'éviter « des conséquences financières et sociales catastrophiques », insistait encore lundi soir la Métropole.
Mais les représentants de Fenway « ont dit aux Girondins qu'en rachetant après (un éventuel) redressement judiciaire, ils feront une bonne affaire », a ainsi déclaré cette source à l'AFP, malgré une réunion de travail la veille avec Bordeaux Métropole. Celle-ci, après consultation d'élus métropolitains, « a adressé un courrier au président du club s'engageant à soumettre à l'assemblée délibérante de septembre prochain un abandon de créance et une nouvelle proposition de loyer (du stade), plus adaptée à la Ligue 2 dans un premier temps ».
Et le geste serait très significatif puisque, selon l'entourage du club, la Métropole proposerait un loyer du Matmut Atlantique revu à la baisse, de 4,7 millions d'euros par an à 2 millions d'euros en Ligue 1, et seulement 600.000 euros en Ligue 2. Le modèle juridique et économique de ce stade de 42.000 places fait l'objet de discussions depuis plusieurs années entre la Métropole, les Girondins et SBA, la société privée chargée de son exploitation.
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Mais la perspective de devoir attendre un vote métropolitain a semble-t-il refroidi les représentants du groupe américain : « Ce sont des avocats frileux car ils n'ont pas eu la sécurité juridique de cet engagement », a précisé la source proche du club. Le FCGB devait trouver 42 millions d'euros pour équilibrer son budget et espérer convaincre la DNCG de le maintenir en championnat de Ligue 2. Son propriétaire Gérard Lopez avait renfloué lui-même les caisses la saison dernière mais il n'a cette fois-ci pas évoqué cette hypothèse dans un entretien accordé jeudi dernier à l'AFP.
Une rétrogradation en National devrait envoyer mécaniquement le club vers un dépôt de bilan, faute de recettes suffisantes, ce qui entraînerait sa liquidation pure et simple avec un redémarrage en National 3 (5e division), le niveau où évolue actuellement son équipe réserve. D'autres places fortes du foot français sont passées par là et très peu ont retrouvé la L1 à moyen terme.
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Mais il est aussi possible d'envisager le scénario du redressement judiciaire qui débuterait après l'officialisation de la relégation en National et l'annonce de la cessation de paiement du club. Le tribunal de commerce ouvrirait alors une procédure collective et les équipes de Gérard Lopez tenteraient d'apporter des garanties pour que l'instance privilégie le redressement judiciaire à la liquidation. « Cette option permet d'écraser les dettes et le passif du club. Ça coûte de descendre d'une ou de deux divisions, mais c'est un bon compromis », jugeait-on la semaine dernière dans l'entourage du club. « La période qui s'ouvre doit permettre au FC Girondins de Bordeaux de revenir plus fort et au plus haut niveau », indique laconiquement le club dans son communiqué de ce mardi.
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