Soöruz récompensée pour le recyclage des combinaisons de surf
Annelot Huijgen, à Anglet
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La marque rochelaise Soöruz récupère 30.000 combinaisons chaque année pour les recycler.
Soöruz
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La marque rochelaise Soöruz récupère 30.000 combinaisons chaque année pour les recycler.
Soöruz
Quel lien entre une coquille d'huitre et un tapis de yoga ? Aucun, à première vue. Pour Soöruz si, car pour cette marque rochelaise la première sert à remplacer la roche calcaire nécessaire pour fabriquer des combinaisons de surf, qui, une fois usagées, peuvent être transformées en des tapis de yoga et des dalles de crossfit. Avec cette première idée, le fabricant a remporté en 2020 l'appel à projet innovation de l'Eurosima, l'association européenne des industriels du surf, et, après l'avoir mis en oeuvre, il la remporte à nouveau cette année. L'année de son vingt-cinquième anniversaire, Soöruz reprend donc le flambeau de Wetty Wetsuit avec ses combinaisons intégrant des protections pour les surfeurs de grosses vagues, Sealocker avec ses casiers de planchs de surf et Polyola avec ses pains de mousse recyclables, lauréats des trois dernières éditions. Plus que le montant de 2.500 euros, c'est la reconnaissance de l'innovation aux yeux des pairs qui fait la particularité de ce prix annuel.
« Nous avons toujours souhaité conjuguer performances techniques et écologiques. Cela signifie à al fois trouver la façon la plus propre de concevoir nos combinaisons, mais aussi prolonger leur durée de vie en proposant la réparation dans notre atelier et, enfin, trouver des moyens de les réutiliser ou les recycler », avance Yann Dalibot, fondateur de Soöruz, présent au Sur Summit, le rendez-vous annuel de la filière des fabricants de matériel de glisse qui s'est tenue les 26 et 27 septembre à Seignosse. La marque a commencé dès 2020 à collecter des combinaisons, les siennes et celles de ses concurrents, auprès d'écoles de surf et centres de voile et de ses revendeurs en France, en Belgique, en Allemagne, en Espagne, et depuis peu aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves.
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Les volumes s'élèvent à date à 30.000 exemplaires par an triés par les travailleurs handicapés de l'Esat de Marlongue auquel la marque fait appel. « La première étape a été de les transformer en porte-clés, des leashs (ficelle pour attacher une planche du surf à la cheville) ou encore des pochettes. Puis nous avons investi dans une broyeuse afin de revendre la matière comme isolant ou pour du rembourrage de sacs de boxe par exemple. Nous allons désormais un pas plus loin en montrant qu'on peut créer des produits différents avec cette matière qui a l'avantage de pouvoir être en contact avec la peau », détaille le dirigeant.
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