La France met fin à l'exploration pétrolière sur le bassin d'Arcachon

Maxime Giraudeau

Un puits de pétrole sur le Bassin d'Arcachon, où une trentaine de forages sont toujours exploités.
Wikimedia Commons

Maxime Giraudeau

Un puits de pétrole sur le Bassin d'Arcachon, où une trentaine de forages sont toujours exploités.
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Produire du pétrole en circuit-court plutôt que l'importer ? L'argument de l'entreprise canadienne Vermilion Energy n'aura finalement pas convaincu l'État, pressé depuis plusieurs années par la société civile d'abandonner l'exploration pétrolière sur le bassin d'Arcachon. C'est la voix choisie par la préfecture de la Gironde, dans un communiqué dévoilé ce 22 mai, en réponse au projet de forage de huit nouveaux puits sur la commune de Cazaux en Gironde.
« Ce projet vient à l'encontre de l'urgence climatique et des engagements de la France en matière de limitation du réchauffement climatique pris dans le cadre de l'accord de Paris sur le climat. Pour décliner ses engagements, la politique énergétique française s'est dotée d'objectifs de réduction majeure de l'usage des énergies fossiles comme le pétrole, qui sont les plus émettrices de gaz à effet de serre », lit-on dans le document.
La société Vermilion Energy exploite depuis 2008 une trentaine de puits autour du bassin d'Arcachon pour une production d'environ 1 500 barils par jour. En 2023, elle présentait un projet visant à étendre ses concessions, afin d'atteindre les dernières poches souterraines d'hydrocarbure présentes sur le site. Une façon de produire un pétrole au plus proche du consommateur français, justifiait-elle alors. « Le pétrole qui ne serait pas produit en France serait certainement importé avec un coût environnemental bien plus élevé », expliquait elle-même la commissaire enquêtrice, autrice d'un avis favorable sur le projet.
Face à la mobilisation d'associations environnementales et à l'impact des incendies de 2022 en Gironde, l'État s'est retrouvé à devoir examiner un projet hautement impopulaire. La nécessité de produire davantage de pétrole en France en attendant l'aboutissement de la transition écologique se heurte ainsi à une décision symbolique. Un arbitrage politique rendu à l'heure où, de l'autre côté de l'Atlantique, Trump relance plein gaz la recherche de ressources fossiles.
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Le choix exprimé par la préfecture sera soumis devant le Coderst (Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques) le 4 juin prochain. Le préfet de la Gironde devrait ensuite enterrer pour de bon la recherche d'hydrocarbures dans le département. L'exploitation prendra quant à elle fin le 1er janvier 2035.
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