Picoty, le lent sevrage du distributeur pétrolier indépendant

Maxime Giraudeau
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Photo d'illustration
Picoty

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Une soirée de célébration autour de l'innovation en milieu rural. Début avril, le nord de la Creuse reçoit plusieurs centaines de figures du milieu entrepreneurial local sous l'égide de la Région. En point d'orgue de la soirée, une conversation entre son président socialiste Alain Rousset et le premier patron du Limousin, Michel Picoty. Personne n'a quitté son siège malgré des heures de prises de paroles successives. La parole franche du dirigeant du groupe éponyme est attendue.
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« Tu vends du fioul, de l'essence et des fraises tagada, comme tu aimes le dire. Mais aussi du GNV [gaz naturel pour véhicules, NDLR], du photovoltaïque et de l'hydrogène maintenant », introduit l'animateur sous l'œil fasciné - comme souvent quand il s'agit d'entreprise et d'innovation - d'Alain Rousset. Picoty fait sa transition : « Facturer 1.000 litres de fioul, le truc bien noir bien sale, je savais faire, classe Michel Picoty. Mais quand tu rentres dans du kilowattheure, c'est un nouveau métier et là il faut trouver des sachants. » Opérer ce virage en gardant son siège social en Creuse, voilà sa galère du moment. « Les jeunes, tu les formes un, deux ans... Et ils s'en vont. » La salle approuve d'un souffle fataliste.

Alain Rousset au centre et Michel Picoty à droite lors d'une rencontre à Dun-le-Palestel le 2 avril 2024. (crédit : Région Nouvelle-Aquitaine / Yannick Pirot)
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