Les bateaux volants d'Aqualines prennent l'eau
Annelot Huijgen, à Anglet
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Créée en 2021 à Bayonne, la start-up Aqualines est en redressement judiciaire.
Aqualines
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Créée en 2021 à Bayonne, la start-up Aqualines est en redressement judiciaire.
Aqualines
Le projet était prometteur : le bateau, dit à effet de sol, devait être « capable de voler, grâce à son moteur électrique ou pile à hydrogène, entre 200 et 320 km/h sur un coussin d'air au-dessus de l'eau, sans déranger l'écosystème maritime et sans infrastructures spécifiques », exposait Guillaume Catala, le président d'Aqualines, auprès de La Tribune fin 2022. Mais les bateaux d'Aqualines ne voleront pas.
La startup bayonnaise, créée en 2021, est en redressement judiciaire depuis le 26 mai dernier. Contactée à plusieurs reprises, la société, qui a, selon nos informations, résilié son bail auprès du port de Bayonne où elle projetait de créer une usine, n'a pas donné suite à nos sollicitations, ni le cabinet APEX AJ de Bayonne, administrateur judiciaire.
Longtemps implanté à Singapour où il avait cofondé le groupe d'investissement Steinberg Protocol, Guillaume Catala s'était associé à Laurent Godin, ex-dirigeant de la filiale Indonésie d'Airbus, et le Russe Pavel Tsarapkin, directeur général, pour sortir des cartons cet engin imaginé dans les années 50 et qui n'avait jamais été développé à grande échelle.
Le trio, qui avait participé au CES à Las Vegas et au salon aéronautique du Bourget, avait coché beaucoup de cases : ils avaient obtenu le permis de construire pour leur centre de recherche sur le quai St Bernard de la zone portuaire de Bayonne, qui devait comprendre 400 m2 de bureaux et 1 300 m2 d'atelier. Ils avaient initialement prévu de sortir les premiers bateaux dès fin 2023, à la fois des petits véhicules à cockpit ouvert et des plus grands, de 14 et 25 places, pour du tourisme.
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Fin 2022, Aqualines avait déjà reçu plus de 200 manifestations d'intérêts de la part d'agences gouvernementales, de distributeurs et de compagnies de transport à qui il promettait un tarif moins cher que l'avion, une vitesse plus élevée qu'un bateau et surtout une empreinte écologique plus faible.
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Annelot Huijgen, à Anglet