Appartements anciens : Bordeaux devient la ville la plus chère de province

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
La conférence de presse des Notaires de France, ce mardi matin, a permis de faire un point chiffré sur les tendances immobilières dans les métropoles françaises. Les données étaient particulièrement attendues pour Bordeaux, victime d'une pression démographique très forte qui contribue à faire grimper les prix. Il en ressort que le prix médian enregistré par les notaires pour les appartements anciens atteignait 3.590 € par m2 en septembre dernier, soit une hausse de 12,1 % ! C'est la plus forte progression dans l'Hexagone sur un an, derrière Nantes (+6,3% à 2.710 € le m2), Lyon (+6% à 3.560 €), Angers (+5,4% à 1.800 €) et Lille (+5,2% à 3.020 €). Toujours fin septembre, la moyenne nationale était de +5,1 %, avec un record de 952.000 transactions qui laisse espérer que la barre du million sera franchie ou au moins frôlée en 2017.
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Avec 3.590 € le m2, Bordeaux rejoint Nice en tête des villes où le m2 est le plus cher, Paris étant évidemment hors concours. Les Notaires de France estiment que cette flambée bordelaise (+23 % en 50 ans) est liée à un phénomène de "rattrapage", notamment pour les maisons qui concentrent la moitié des transactions enregistrées. "Il y a l'effet ligne à grande vitesse et toute une politique de la ville qui a certainement rendu Bordeaux très attractive", a souligné le notaire Thierry Thomas lors de cette conférence de presse, ajoutant que "les confrères locaux disent que cela devrait se calmer".
Du côté des maisons anciennes, la hausse est quasiment aussi spectaculaire, à +10 % avec un prix médian de 300.000 €, aboutissant à une 7e place.
Mikaël Lozano
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