Bordeaux Métropole : 50.000 logements "désirables" et pas chers

Jean-Philippe Déjean

Chantier à Bordeaux
Agence APPA

Jean-Philippe Déjean

Chantier à Bordeaux
Agence APPA
Le programme des "50.000 logements autour des axes de transports collectifs" vient d'être relooké sans changer d'objectif. Sa nouvelle dénomination a été annoncée ce mercredi matin lors de la présentation du bilan étape de ce programme urbain emblématique, à l'hôtel de Bordeaux Métropole, en présence de Patrick Bobet, président de la Métropole, Jacques Mangon, 1e vice-président en charge de l'urbanisme, et Jérôme Goze, directeur de La Fab. Elle se veut apaisante, pour ne pas dire plus séduisante. "Habiter, s'épanouir - 50.000 logements accessibles par nature" : la nouvelle appellation du programme invite à en savoir plus, un peu comme l'accroche d'un nouveau programme immobilier.
Une façon habile d'amortir l'impact psychologique négatif dans la population de ce programme urbain à 50.000 logements lancé en son temps Vincent Feltesse, précédent président (PS) de la communauté urbaine.
600 de ces logements ont été livrés et sont habités, 1.500 autres seront livrés en 2020. A ce stade du bilan étape dressé en décembre dernier, 36 % des logements programmés sont des logements sociaux, 20 % en accession sociale et abordable, et 44 % en privé. La Fab reconnaît que l'objectif en matière de logement abordable, soit la livraison d'appartements neufs à 2.500 €/m2 parking compris, n'est pas encore atteint puisqu'il plafonne encore à 20 % contre 30 % attendu.
Le programme des 50.000 logements et la thématique de la métropole millionnaire sont des mots d'ordre que Vincent Feltesse, ex-président (PS) de la communauté urbaine, a porté comme autant d'étendards, et qui ont puissamment contribué à l'échec de la gauche lors des municipales de 2014. Le centriste Jacques Mangon, maire de Saint-Médard-en-Jalles, pharmacien et désormais patron de l'urbanisme métropolitain, en sait quelque chose puisqu'il s'est imposé comme la figure de proue de ce combat municipal environnementaliste de 2014, aux tonalités d'écologie politique, qui a entrainé l'effondrement de la gauche. Parce qu'il a compris, avec les autres élus centristes et de droite de la coalition Communauté d'avenir, présidée par Alain Juppé, à quel point les habitants de la communauté paniquaient à l'idée de voir arriver 200.000 à 300.000 nouveaux habitants d'ici 2030.
Les prochaines élections municipales ont lieu en 2020 et il était sans doute temps de solder le passé.
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Patrick Bobet, maire du Bouscat, une banlieue résidentielle de Bordeaux où les habitants ont un niveau de vie moyen très nettement supérieur à la moyenne métropolitaine, donne l'exemple avec la construction d'un programme de 400 logements qui s'inscrit dans celui des 50.000 logements.
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Si ce projet des 50.000 logement accélère, il n'est pas interdit de rappeler qu'il a démarré très lentement et qu'il n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière.
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