Domofrance s'implique contre le détachement illégal de salariés étrangers

Mikaël Lozano

Philippe Rondot et Francis Stéphan, respectivement président et directeur général du bailleur social Domofrance, filiale d'Action Logement Immobilier
Paul Robin

Mikaël Lozano

Philippe Rondot et Francis Stéphan, respectivement président et directeur général du bailleur social Domofrance, filiale d'Action Logement Immobilier
Paul Robin
Le président de Domofrance Philippe Rondot et celui de la Fédération française du bâtiment en Nouvelle-Aquitaine, Olivier Salleron, signeront ce jeudi après-midi la convention critère Acor, pour Attribution pondérée par le critère l'offre responsable. Derrière cette terminologie se cache un outil destiné à lutter contre le détachement illégal de salariés étrangers et les offres anormalement basses produites par les sociétés qui ont recours à cette méthode. "Depuis 2008, date de la crise économique et de l'éclatement de la bulle spéculative immobilière, le secteur du bâtiment et des travaux publics est confronté à des pratiques frauduleuses nées notamment du détachement irrégulier de travailleurs. Cela constitue une véritable concurrence déloyale pour les entreprises locales", estiment les deux parties signataires. Depuis quelques années, un mouvement de fond, matérialisé par un durcissement de la réglementation française, s'est engagé afin de combattre ces pratiques de dumping social accusées de mettre en péril les entreprises françaises.
Très concrètement, en signant cet accord, Domofrance s'engage à intégrer un nouveau critère lors des marchés de travaux qu'elle pilotera. Ce critère Acor se focalisera sur la responsabilité sociale des entreprises candidates. Venant s'ajouter aux aspects classiques que sont le mémoire technique et le prix, il abordera trois thématiques :
"Parmi l'ensemble des critères d'évaluation des offres déposées, Acor représentera 15% de la note totale des entreprises candidates", précise Domofrance. Filiale du groupe Action Logement immobilier, le bailleur social - aussi appelé entreprise sociale pour l'habitat - est basé à Bordeaux. Il gère lui-même près de 30.000 logements, essentiellement en zones dites tendues, et emploie 500 personnes pour un chiffre d'affaires 2018 de 195 millions d'euros.
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D'après ses calculs, les 300 millions d'euros injectés chaque année en Nouvelle-Aquitaine "génèrent près de 2.500 emplois directs temps plein non délocalisables". Sa nouvelle feuille de route fixe un cap ambitieux pour les cinq ans qui viennent. Son projet stratégique conjugue hausse des investissements tant en construction neuve qu'en rénovation, baisse des coûts de fonctionnement et recours à des ressources nouvelles, en particulier via la vente de 1% de son parc, soit près de 300 logements chaque année.
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Mikaël Lozano
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