La présentation, ce 27 novembre, de l'évolution du marché immobilier à Bordeaux Métropole mais aussi en Gironde, à La Rochelle et dans le Sud Aquitaine par l'Observatoire immobilier du Sud-Ouest (Oiso), à partir de l'étude réalisée comme chaque année par le cabinet Adéquation, s'est faite en mode confiné par le biais de plusieurs webinaires. Pierre Vital, président de l'Oiso et fondateur du promoteur Idéal Groupe, a présenté le webinaire consacré au marché immobilier dans le collectif neuf en Gironde et Bordeaux Métropole.
Non seulement le marché immobilier de Bordeaux Métropole ne pouvait pas échapper au choc de la pandémie de coronavirus mais, comme l'a souligné à plusieurs reprises Arnaud Roussel-Prouvost, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) de Nouvelle-Aquitaine, la perspective des élections municipales n'a fait que renforcer un malthusianisme déjà bien ancré chez la plupart des élus concernant la construction immobilière. Amorçant un assèchement du marché immobilier avec une chute des mises en ventes.
Une vision de la réalité totalement divergente de l'analyse faite à ce propos par la nouvelle équipe municipale à Bordeaux, comme en a témoigné l'entretien que La Tribune a eu avec le nouvel homme fort de l'urbanisme à Bordeaux Métropole : Bernard-Louis Blanc. Pour le 4e adjoint au maire de Bordeaux en charge de l'urbanisme résilient, le problème est -schématiquement- généré par une surproduction, qui ne s'adresse pas aux besoins de la populations métropolitaine. Pour Pierre Vital, qui s'efforce d'éclairer la dynamique du marché, l'enquête d'Adéquation montre notamment l'énorme poids pris par les programmes aménagés développés à Bordeaux et à sa lisière, et en particulier celui d'Euratlantique.
"Malgré la chute des mises en ventes et des ventes sur les neuf premiers mois de 2020 à Bordeaux, on voit que l'accession à la propriété continue à se développer grâce aux secteurs aménagés, qui imposent la construction de logements à prix abordables, contrairement au diffus, qui s'est totalement effondré", recadre Pierre Vital, qui estime que la mairie de Bordeaux va devoir trouver le bon équilibre entre ces deux périmètres.