LA TRIBUNE - 18 mois après votre arrivée à la tête de l'EPA Bordeaux Euratlantique vous définissez une nouvelle feuille de route stratégique. Souhaitez-vous marquer une rupture avec vos prédécesseurs ?
Valérie LASEK - Je pense que ça fait du bien à tout le monde de se poser pour que l'on puisse faire cet état des lieux de la trajectoire qu'était celle de Bordeaux Euratlantique et de poser la question d'où l'on en est aujourd'hui. Il faut voir comment on veut prolonger la suite pour répondre au mieux aux objectifs qui sont ceux de l'OIN [opération d'intérêt national, ndlr], c'est-à-dire accueillir des habitants dans de bonnes conditions sur le cœur de la métropole, accueillir des emplois exogènes qui participent à la dynamique du territoire, tout en luttant contre l'étalement urbain assez endémique en Gironde. Si on ne fait rien, on sera sur une tendance qui aggrave la situation du point de vue environnemental. Ce sont ces interrogations que l'on partage à la faveur des échanges autour du bilan et des perspectives pour la suite.
Est-ce à dire que les ambitions d'origine du projet Euratlantique, fixées au début des années 2010, ne sont plus entendables maintenant ?