La Planche a pu s’installer à Bordeaux grâce à la Chambre de métiers et de l’artisanat (10/14)
Jean-Philippe Déjean

Vincent du Peloux et Clément Belin cofondateurs de La Planche
Agence Appa/Gilles Aroyo
Jean-Philippe Déjean

Vincent du Peloux et Clément Belin cofondateurs de La Planche
Agence Appa/Gilles Aroyo
C'est à l'Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois (Enstib) d'Epinal (Vosges) que se sont rencontrés l'ingénieur Clément Belin et l'architecte Victor du Peloux, respectivement originaires de Poitiers et Paris.
Cette démarche, qui s'inscrit dans la création de tiers lieux, les deux amis ont décidé de la développer à Bordeaux, dont l'attractivité est réellement forte.
Restait aux deux associés à trouver un local approprié pour développer ce projet dans une ville qu'ils ne connaissaient pas et où les places sont chères.

Vue d'une partie de l'atelier partagé (Agence Appa/Gilles Aroyo)
Les deux amis, qui ne sont pas inscrits au registre du commerce, comme des artisans, sont ressortissants de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux Gironde. Ils vont quand même aller voir les représentants de la CMA et susciter l'intérêt de cette chambre consulaire, présidée par Nathalie Laporte, avec leur démarche sur les métiers du bois. Par chance, une famille de carrossiers qui détient un garage ouvert trois générations plus tôt dans le quartier Saint-Michel cherche un successeur à son activité de réparation automobile, refusant toute implantation d'un métier tertiaire.
La Planche occupe 70 m2 de surface, avec un espace d'accueil qui donne sur la rue Permentade et de plusieurs machines à travailler le bois, disposées jusqu'à l'arrière de l'atelier. Ouvert depuis le 1er avril sur ce premier espace de 70 m2, La Planche devrait normalement s'agrandir d'ici la fin de l'année avec la création de bureaux partagés à l'arrière de l'atelier.
Les "plancheurs" ne viennent pas que du quartier, même si le bouche à oreille y fait son œuvre positive. Pour animer cet atelier hors du commun, ses fondateurs, qui ont embauché une salariée, organisent par exemple un apéritif mensuel et envisagent de muscler cette communauté naissante en allant au-delà des machines. L'idée étant de partager un maximum de compétences avec les particuliers qui utilisent l'atelier avec la création d'une matériauthèque, mais aussi organiser des conférences, des sorties, des workshops... Les deux associés, qui développent aussi une activité plus traditionnelle de travail sur commande, ne se rémunèrent pas encore, mais cela ne devrait pas durer... Pour en savoir plus : www.laplanche-bois.
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Cet article est issu du vaste dossier consacré à l'immobilier tertiaire paru dans l'hebdomadaire de La Tribune du 27 septembre. Déjà paru sur notre site :
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