Nouvelle-Aquitaine : 600 postes à pourvoir dans les carrières malgré la crainte d'un trou d'air
Pierre Cheminade
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La carrière de Saint-Sever, dans les Landes.
UNICEM
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La carrière de Saint-Sever, dans les Landes.
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L'industrie des carrières et des matériaux recyclés est dans une situation paradoxale en Nouvelle-Aquitaine. Tirée ces dernières années par la forte croissance démographique régionale et une métropole bordelaise qui construit à marche forcée, la filière a vu son chiffre d'affaires annuel dépasser le milliard d'euros tout en faisant face à une pénurie de main d'œuvre. "Il y a des problème structurels d'emplois dans nos filières et dans nos métiers que ce soit pour des conducteurs d'engins, des agents de maintenance ou des chefs de carrière. Cette pénurie est accentuée par la ruralité et la désertification et la concurrence des entreprises de travaux publics et des grands groupes", analyse Patrice Gazzarin, le président de l'Unicem (Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction) de Nouvelle-Aquitaine.
Les 47,5 millions de tonnes de granulats et autres matériaux extraits chaque année dans la région le sont en effet à 87 % par des TPE. L'effectif moyen se situe 6 et 7 salariés tandis que près de 60 % de ces 300 entreprises sont installées dans des aires urbaines de moins de 2.000 habitants. Faute d'être suffisamment attractive, la profession est ainsi à la recherche de profils très variés : foreurs, pilotes d'installations, agents techniques, scieurs, conducteurs d'engin, chefs de carrière, agences et techniciens de maintenance, mécaniciens, géologues, techniciens de laboratoires, responsables sécurité et environnement, technico-commerciaux ou encore chauffeurs.
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Au total, l'Unicem évalue à environ 600 le nombre de postes à pourvoir dans la région dans les années qui viennent, notamment en raison de nombreux départs à la retraite liés à une pyramide des âges vieillissante. C'est un volume d'emplois considérable puisque la filière emploie 2.000 salariés dans la région auxquels s'ajouteraient 6.000 emplois indirects et 600 emplois induits, selon l'étude socio-économique réalisée par l'Unicem l'an dernier. Au total, 530 sites de production maillent les douze départements néo-aquitains avec une logique de circuits courts puisque la distance de transport des granulats excède rarement les 50 km en raison d'un coût prohibitif.
Pierre Cheminade