Camaïeu : le tribunal tranchera le 17 août, le Bordelais Michel Ohayon toujours en course
Jean-Philippe Déjean
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Michel Ohayon patron de la FIB
Appa
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La société Camaïeu International, à Roubaix (Lille Métropole), porteuse de la marque de prêt à porter féminin Camaïeu, qui était dans une situation tendue avant la pandémie de coronavirus, n'a pas pu, comme beaucoup d'autres entreprises des secteurs de la confection (La Halle) et de la chaussure (André), survivre à la fermeture de ses magasins pendant plus de deux mois de confinement
C'est ainsi que Camaïeu International a été mise en redressement judiciaire le 26 mai dernier. Sur les sept dossiers de reprise de Camaïeu examinés le 1er juillet par le tribunal de commerce de Lille, deux ont été retenus : celui de l'ancienne équipe de Camaïeu, conduite par l'ex-dirigeant Joannes Soënen, et le projet formulé par la Financière immobilière bordelaise (FIB), fondée et dirigée par l'homme d'affaires bordelais Michel Ohayon.
Le tribunal de commerce de Lille devait statuer ce vendredi 24 juillet et choisir le meilleur projet de reprise, mais les salariés se sont divisés, ajoutant à la complexité du dossier. Ainsi le tribunal de commerce a jeté l'éponge vers 17 heures 30, dans l'incapacité de trancher, renvoyant la décision au 17 août prochain.
Suite à la réunion du comité social et économique (CSE/ex-comité d'entreprise), qui s'est tenue ce 22 juillet, "Unis pour agir ensemble" (UPAE), le syndicat maison majoritaire dans l'entreprise, a pris fait et cause pour l'ancienne direction "même si malheureusement il y aura de la casse sociale", selon les mots du représentant de l'UPAE au CSE, Van Minh Nguyenson, soit près de 600 licenciements.
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L'équipe menée par Joannes Soënen prévoyait de reprendre 446 magasins Camaïeu, sur les 634 de la marque, sachant que 43 d'entre eux devaient passer sous l'enseigne Grain de Malice du groupe Mulliez (Auchan...). Ce plan englobait également l'entrepôt de Camaïeu, en association avec le logisticien (nordiste) Log's. Les anciens dirigeants proposaient ainsi de reprendre 2.520 salariés, sur un total d'un peu plus de 3.100, tout en s'engageant à apporter 30 millions d'euros sous séquestre (une forme de garantie), correspondant peu ou prou au capital social de l'ancienne société, qui était de 29,6 millions.
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Jean-Philippe Déjean