Toray CFE : la direction déboutée au tribunal, la grève se poursuit

Pierre Cheminade
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En Nouvelle-Aquitaine, comme en Occitanie, de très nombreux sous-traitants de l'aéronautique et de l'industrie, grands et petits, sont confrontés à de grosses difficultés économiques en lien avec l'effondrement du trafic aérien mondial en 2020. Dans la plupart de ces entreprises, les négociations entre directions et syndicats sur les suppressions d'emplois et le contenu des plans d'accompagnement sont plutôt constructives. Mais ce n'est pas le cas au sein de Toray CFE, à Lacq et Abidos, dans les Pyrénées-Atlantiques, où les relations sociales ne cessent de se durcir depuis l'annonce d'un plan de départs volontaires par la direction le 15 octobre dernier.
Une grève illimitée initiée dès le 18 octobre par la CGT (2e syndicat dans l'entreprise) puis avec FO (3e syndicat) depuis le 2 novembre, est toujours en cours. 42 postes sont menacés dont 29 dans le cadre d'un plan de départs volontaires qui viennent s'ajouter au treize non remplacés depuis début 2020. L'équipementier; présent sur les marchés de l'aéronautique, de l'industrie et des loisirs, accuse une chute de son chiffre d'affaires de 30 % en 2020 et n'espère pas rebondir avant 2025/2027.
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Pour tenter d'enrayer le mouvement de grève, la direction de cette entreprise de 412 salariés, est allée jusqu'à a assigner en référé d'heure en heure au tribunal de Pau trois responsables syndicaux de la CGT et de FO pour grève illicite. Une démarche rare. En vain. Le jugement en référé rendu lundi 30 novembre, que La Tribune a consulté, déboute en effet la direction de Toray CFE sur ses demandes et considère le mouvement social en cours comme légal.
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