Après un chiffre d'affaires en baisse modérée (compte-tenu de la crise sanitaire) de -11,3 % sur un an au cours de son premier semestre 2020-21 (du 1er septembre 2020 au 28 février 2021), à 84,7 millions d'euros, le chantier naval Fountaine Pajot, à La Rochelle, a fortement relevé cette tendance baissière pendant son second semestre (du 1er mars au 31 août 2021). Le groupe n'a pas publié le détail de son activité au second semestre, mais selon nos calculs le chiffre d'affaires de Fountaine Pajot, coté en bourse, a grimpé de 38,8 %, à 117,6 millions d'euros, au cours de cette période.
Ce qui a permis au chantier naval charentais-maritime, numéro deux mondial sur le marché du catamaran hauturier, de boucler son exercice 2020-21 en hausse de 17 % sur un an, à 202,3 millions d'euros. Un rebond très positif pour ce chantier naval, dont Nicolas Gardies est le directeur général, alimenté en particulier par une reprise des marchés internationaux, portée par une sortie quasi générale -dans les pays occidentaux- des phases de confinement les plus lourdes.
Autre moteur central de cette reprise des ventes : la stratégie développée par le chantier naval, qui a continué à investir tout en évitant de renforcer ses positions sur un terrain de jeu central rendu dangereusement glissant par la crise : celui de la location. En 2017 Fountaine Pajot a investi 11 millions d'euros dans le capital du groupe Dream Yacht, au côté du fonds d'investissement Next Stage.