Sur le port de Bordeaux, les industriels jouent collectif pour décarboner
Hélène Lerivrain
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Les zones industrielles de Bassens et d'Ambès ont remporté l’appel à projet Zibac de France 2030.
HL
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Les zones industrielles de Bassens et d'Ambès ont remporté l’appel à projet Zibac de France 2030.
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L'objectif de décarbonation est devenu vital pour le port de Bordeaux. En accédant au poste de directeur général il y a cinq ans, Jean-Frédéric Laurent a fait le constat que plus des deux tiers des activités du port étaient liées au monde du fossile. Or, « la stratégie nationale bas carbone prévoit la disparition du fossile entre 2040 et 2050 et donc la disparition de ce qui fait notre métier », explique-t-il. Le port a déjà investi 42 millions d'euros dans la transition écologique ces quatre dernières années. Les réseaux d'eau ont notamment été refaits. « Nous avions 60 % de perte », rappelle Jean-Frédéric Laurent. 65 millions d'euros supplémentaires seront encore investis au cours des cinq prochaines années essentiellement fléchés vers la massification des transports, l'électrification, la décarbonation. « Deux tiers des investissements sont liés à la décarbonation », précise-t-il encore.
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Cette prise de conscience vaut aussi pour les industriels de la zone, principalement dédiée à la chimie et à la pétrochimie, qui se sont lancés dans un processus de décarbonation à l'échelle individuelle. Ainsi, le fabricant d'engrais Yara a annoncé cette année avoir réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 99 % par rapport à leur niveau de 1990 après avoir changé le réacteur de l'unité de production d'acide nitrique. Le site Michelin a de son côté travaillé sur une optimisation énergétique avec notamment un croisement des flux de chaud et de froid au sein de l'usine. Mais sur d'autres sujets, « typiquement l'électricité, nous ne sommes pas autonomes. Je vais pouvoir investir dans des projets d'électrification de nos procédés. En revanche si la puissance délivrée en amont n'est pas dimensionnée, je ne pourrai rien faire », explique Guillaume Bouquant, directeur du site Michelin à Bassens.
Hélène Lerivrain