Mobilité électrique : des fabricants de batteries misent sur la légèreté

Maxime Giraudeau
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Après la course à l'autonomie, les batteries font la course à la légèreté.
Sébastien Ortola / Agence APPA

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Après la course à l'autonomie, les batteries font la course à la légèreté.
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« 2025 va être une année décisive pour les producteurs de cellules. C'est là qu'ACC et Verkor doivent commencer à produire dans leurs gigafactories. » Un coup d'envoi dans un contexte global de « chimie à bas coût, concurrence internationale intense et poussée inflationniste. » La salle paraît bien plus insouciante que la présentation de Claire Péage, chargée de mission batteries de la Direction générale des entreprises. Ce 14 novembre à Angoulême, les acteurs locaux de la filière sont réunis dans l'autre région de la batterie après les Hauts-de-France, celle qui n'a pas de gigafactory mais accueille à peu près tout le reste sur la chaîne de valeur.
Les grands fabricants européens connaissent quelques ralentissements, avec ACC en tête qui dispose de deux sites entre Angoulême et Bordeaux. Plusieurs retards ou baisses d'ambitions ont été annoncés à la rentrée, notamment chez Northvolt, en lien avec le ralentissement des ventes d'automobiles. Les gigaftories doivent aller vite et faire du volume pour espérer jouer des coudes avec la Chine. Mais sont-elles allées trop vite ?
« La demande pour des véhicules électriques ne provient aujourd'hui que des "early adopters" [primo-adoptants, ndlr], ce qui ne constitue pas du tout un marché de masse. Il y a eu une trop forte anticipation de la croissance du marché », rattrape François Barsacq, président-fondateur d'EasyLi, une marque de batteries pour la micro-mobilité et la manutention lourde. Selon l'industriel basé à côté de Poitiers, la quête de l'autonomie longue des véhicules est une impasse. « La course à la performance et à l'autonomie est difficilement compatible avec la réduction des coûts. On n'a pas systématiquement besoin de véhicules énormes capables de faire 1.000 kms », estime-t-il auprès de La Tribune.
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Une ode à l'efficacité qui résonne particulièrement chez plusieurs fabricants ou sous-traitants présents à la rencontre angoumoisine. C'est le cas d'Exoes au sud de Bordeaux qui met en œuvre des bancs d'essai et veut fabriquer 100.000 batteries par an d'ici 2027 avec l'une de ses filiales dans une logique de diminution du poids des véhicules. C'est aussi la culture appliquée parmi les 180 salariés d'Arts Energy à Nersac en Charente, qui adresse notamment les marchés de la logistique légère ou de la voiture électrique sans permis. Dans ses ateliers, des lignes où le travail est très manuel pour assembler des batteries légères, modulables et connectées.
Maxime Giraudeau