À partir de 2035, la vente de véhicules neufs thermiques sera interdite dans l'Union européenne. Pour anticiper cette échéance, le groupe français Orano en collaboration avec le CEA Liten basé à Grenoble et un consortium d'industriels français et européens, ont souhaité dès 2021 mettre en place une filière française de recyclage de batteries électriques Li-on (lithium-ion). L'objectif est de garantir la souveraineté nationale dans ce domaine en extrayant les matières stratégiques que sont le lithium, le nickel, le cobalt et le manganèse contenues dans ces batteries. Des fabricants pourront en produire de nouvelles en France pour garantir sa souveraineté sur ce segment hautement stratégique pour la décarbonation de la mobilité.
Le projet d'Orano s'appuie sur un procédé innovant en cours de développement au Centre d'innovation en métallurgie extractive (Cime) de Bessines-sur-Gartempe. « Nous avons acquis les résultats nécessaires pour aller vers la construction d'un pilote industriel développé au Cime », indique Catherine Cabau, directrice adjointe du programme batteries pour Orano. « Aujourd'hui, on est dans la qualification du procédé et la démonstration de sa robustesse en vue de l'industrialisation. » Il reste à confirmer certains choix et briques technologiques sur ces étapes.