Vers un Silicon vignoble à Bordeaux ? (6/8)

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Cet évangéliste de la transformation numérique ne se départit presque jamais de ses grandes feuilles de papier, roulées dans une pochette, sur lesquelles il a patiemment griffonné les étapes-clés du développement d'une startup, les enjeux de la plateformisation, les révolutions des modèles économiques, et tout ce que cet Anglais passé par Accenture, aujourd'hui senior partner chez Dell Technologies, juge fondamental. Installé depuis un an à Bordeaux, Aidan O'Brien a la ferveur des convaincus. Et convaincu, il l'est justement par Bordeaux et son écosystème, au point de vouloir contribuer à y créer un "Silicon vignoble". Plus précisément, il envisage l'émergence "d'un noyau dur d'une trentaine de sociétés exponentielles, ce qui implique la genèse de près de 150 startups aux fortes ambitions, compte-tenu du taux d'échec".
Très direct voire décomplexé là où le Bordelais est typiquement tout en rondeurs, Aidan O'Brien, fort d'un carnet d'adresse long comme le bras, pense temps long et se passionne pour les nouvelles formes de travail, notamment le crowdsourcing (recherche de compétences en dehors de l'entreprise en fonction de ses besoins). Il voit dans ce Silicon Vignoble "l'opportunité de donner à Bordeaux des options à nos enfants" sans que ces derniers aient à s'expatrier pour rejoindre des pépites mondiales, mais il est aussi parfaitement conscient qu'il ne fera pas tout, tout seul.
L'architecte de ce Silicon Vignoble ne vise pas un secteur en particulier :
Aidan O'Brien porte un premier projet de startup, désormais bien avancé, sur lequel il reste discret pour le moment. Et espère vivement que cette première pierre du Silicon vignoble en appellera d'autres rapidement.
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Au sommaire de notre enquête sur les réalités de l'écosystème numérique et innovation de Bordeaux :
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