"Pour Loisirs Enchères, c'est le moment d'accélérer"

Mikaël Lozano

Frédéric Bonfils, nouveau directeur général de Loisirs Enchères
Thibaud Moritz / Agence Appa

Mikaël Lozano

Frédéric Bonfils, nouveau directeur général de Loisirs Enchères
Thibaud Moritz / Agence Appa
"Ce qui a été réalisé en 4 ans est très fort. Tout a été optimisé." Confortablement installé dans un canapé dans les nouveaux locaux de Loisirs Enchères, qui a quitté la pépinière éco-créative des Chartrons pour des bureaux spacieux et discrets de la rue Judaïque, Frédéric Bonfils salue le travail accompli, sans flagornerie mal placée. Après le départ de son fondateur Thomas Boisserie, parti pour d'autres aventures après avoir rempli les objectifs qu'il s'était fixés, la startup bordelaise a pris 6 mois pour chasser sa nouvelle tête. C'est donc Frédéric Bonfils qui a été choisi. Un profil expérimenté qui a évolué dans le e-tourisme depuis une petite quinzaine d'année et qui coche plusieurs cases : finance, ventes, service client, et technologie ("par appétence", précise-t-il). Précédemment directeur de la branche Travel tour operating de Groupon Europe (France, Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Italie, Espagne), Frédéric Bonfils est arrivé au début du mois d'avril et affiche clairement ses ambitions : "Doubler de taille dans les 12 à 18 mois."
Fondée en 2014, Loisirs Enchères propose aux utilisateurs de son site internet ou de son application mobile d'enchérir pour décrocher des produits de loisirs ou des séjours. Lors de la mise en ligne, le prix initial est de 1 €. Ce sont ensuite les internautes qui font grimper ce tarif. Celui qui a proposé le plus à la fin du compte à rebours remporte l'offre, à condition qu'un prix de réserve soit atteint. Le dirigeant évalue ainsi la situation de la jeune pousse :
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Ce dernier n'est pour l'heure pas divulgué. Tout juste Frédéric Bonfils consent-il à ajouter que la startup est à l'équilibre et qu'il planche sur une levée de fonds conséquente auprès de fonds, "à 7 chiffres", qui sera bouclée dans l'année. Ce qui laisse une interprétation filant entre 1 et 9,99 millions d'euros.
Au-delà de cette levée de fonds, qui ne reste qu'un instrument pour aller plus vite et booster une croissance existante, Frédéric Bonfils a également défini une stratégie précise.
Mikaël Lozano
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