Azendoo à la recherche d'un repreneur

Mikaël Lozano

Azendoo propose de réduire les litanies de mails improductifs liés aux projets collaboratifs au profit d'un outil de gestion
Azendoo

Mikaël Lozano

Azendoo propose de réduire les litanies de mails improductifs liés aux projets collaboratifs au profit d'un outil de gestion
Azendoo
Simplifier le travail en équipe et réduire les litanies de mails improductifs grâce à un outil web de gestion de projets et de tâches collaboratives : depuis 2011, Azendoo trace ce sillon. La startup bordelaise installée à l'écosystème Darwin, sur la rive droite de Bordeaux, a livré dès l'année suivante, en 2012, son produit qu'il a modifié et augmenté à plusieurs reprises depuis. Avec un effectif qui est descendu de 12 à 7 personnes aujourd'hui, Azendoo a été placée en redressement judiciaire le 25 septembre dernier à la demande de ses fondateurs, Grégory Lefort et Benoît Droulin.
au delà des simples outils de conversation
, était peut-être un peu élevée et demandera encore du temps."Azendoo avait par ailleurs financé le développement de la solution technique (un actif qu'ils estiment à 52 années-homme) grâce à deux levées de fonds, 1,3 M€ puis 1,5 M$, ainsi qu'à de l'endettement bancaire. Au bout de huit ans d'existence, il était donc temps de commencer à rembourser. Pris en tenaille entre cet aspect et la baisse d'un quart du chiffre d'affaires en quelques mois, la startup a cherché des solutions. "Nous avons depuis un an mis en œuvre une réduction de nos charges et une renégociation des échéances de nos dettes. Les salariés ont été tenus au courant au fur et à mesure. Tous les créanciers n'ont pas accepté les échéances proposées." La question de relever des fonds pour renflouer la société, à l'instar à une toute autre ampleur de WeWork sauvé temporairement de la noyade par Softbank il y a quelques jours, "n'a même pas été évoquée. Ça se serait mal fini pour tout le monde. Nous aurions pu aussi transformer Azendoo en société de services informatiques. Nous ne voulions pas liquider purement et simplement : l'entreprise continue de tourner, son produit continue de s'étoffer avec une nouvelle fonctionnalité qui vient de sortir, elle compte aujourd'hui 450 clients dans plus de 40 pays dont 95 % sont des abonnements, donc du chiffre d'affaires récurrent. Et nous en signons de nouveaux. Nous n'avions donc plus le choix et nous avons sollicité un placement en redressement judiciaire que le tribunal de commerce de Bordeaux a accepté le 25 septembre dernier." L'implication du duo dans Héméra, accélérateur de startups et lieu d'accueil d'entreprises inauguré en mars dernier, a-t-elle aussi pris trop de temps au détriment d'Azendoo ? "Possible, mais c'est un peu l'histoire de la poule et de l'œuf. On a mis toute notre énergie pour trouver des solutions."
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Les deux fondateurs privilégient aujourd'hui la cession de la société : "La solution la plus intéressante est de trouver un repreneur, un acteur du travail collaboratif, un éditeur de logiciels ou une société de service qui souhaiterait compléter son offre tout en gagnant 450 clients TPE et PME."
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