90 événements ont pour le moment été annulés de mars à début juillet selon Congrès et expositions de Bordeaux (CEB), SAS qui accueille et organise plus de 300 événements à l’année sur la métropole bordelaise. De manière générale, l’impact pour les organisateurs est d'abord financier. Ces derniers cherchent donc de nouveaux partenaires ou à déposer des demandes d’aides. Mais la crise a également un impact sur le modèle des événements qui est à repenser dans son ensemble. Tour d'horizon de ce qui se trame en coulisses dans un contexte particulièrement incertain.L'Office de tourisme et des congrès de Bordeaux métropole, et l'opérateur Congrès et expositions de Bordeaux (CEB) s'accordent pour le dire. L'année 2020 devait être une très belle année avec de gros événements, notamment les championnats du monde vétérans de tennis de table reportés au printemps 2021, la Robocup également repoussée à l'année prochaine ou encore le sommet France-Afrique.
"A ce stade, 90 événements ont été annulés de mars à début juillet", annonce Stéphane Kintzig, directeur général de CEB qui accueille, à l'année, plus de 300 événements qui représentent entre 900.000 et 1 million de visiteurs sur cinq sites : le Parc des expositions, le Palais 2 l'Atlantique, le Palais des congrès, le Hangar 14 et la Cité mondiale.
"Nous produisons nous-mêmes une dizaine d'événements, notamment la foire internationale de Bordeaux reportée au mois de novembre, le salon du jardin annulé, Electric Road, annulé également",énumère Stéphane Kintzig."Nous n'avions jamais connu un choc aussi instantané et aussi fort", complète-t-il.
17 M€ de manque à gagner pour CEB
Pour tous les organisateurs, le constat est identique. Il y a eu des dépenses, en ressources humaines et communication notamment, mais il n'y aura pas de recettes. Le challenger de Bordeaux Primrose, tournoi de tennis dont l'édition a été annulée cette année, avait ainsi engagé 140.000 € sur un budget global de 800.000 € en moyenne. "Nous avons annulé relativement tôt donc l'impact financier a été limité", reconnait Bernard Dupouy, président de la Villa Primrose. CEB parle, pour sa part, d'un manque à gagner de 17 M€, soit près de la moitié du chiffre d'affaires annuel de CEB (35 M€).
Pas de recours possible toutefois aux assureurs. "Nous n'avons pas d'assurance annulation ou report. Nous portons le risque financier", assure Stéphane Kintzig. "De toute façon, nous ne sommes pas assurés contre les pandémies", expliquent plusieurs organisateurs.