Un nouveau yacht, Le Bougainville, de la compagnie du Ponant, utilise une forme de radoub du port de Bordeaux pour une série d'opérations de maintenance. Venu pour tester de nouveaux itinéraires touristiques au départ du port de la Lune, Le Bougainville est aussi le second navire à se retrouver en cale pour des travaux au port de Bordeaux depuis fin mai.
Jusqu'au 3 juillet, Le Bougainville, yacht de luxe qui opère des circuits découvertes aussi bien dans les zones polaires et tropicales, que dans des régions tempérées, sera en maintenance dans la forme de radoub numéro 3, qui se trouve au terminal de Bassens, plateforme portuaire la plus active du Grand port maritime de Bordeaux (GPMB).
Ce paquebot en pointe pour la protection de l'environnement est en cale depuis le 23 juin et bénéficie de travaux coordonnés par le cabinet d'ingénierie navale d'Arcachon CLYD Yacht Refit, qui assure de nombreuses prestations sur les navires, dont la surveillance des équipements électriques et domotiques, les révisions moteurs et groupes électrogènes, ou encore le carénage (remise à niveau de la coque).
CLYD Yacht Refit est dirigé par son fondateur Exequiel Cano Lanza, architecte naval diplômé de l'Université de technologie de Buenos Aires, un ancien du chantier naval Couach, à Gujan-Mestras (bassin d'Arcachon), où il a notamment développé la gamme des super yachts et bateaux militaires.
Le Bougainville interdit d'escales à Arcachon
Une opération très intéressante pour le GPMB qui commence ainsi - quelques jours après avoir accueilli le Yersin, également pour des opérations de maintenance navale - à faire tourner sa nouvelle activité de refit pour les yachts. Des navires que le port compte bien attirer en plus grand nombre de ce côté-ci de l'Atlantique. La forme de radoub numéro 3 a les moyens de faire face, puisqu'elle développe 240 mètres de long sur 34 mètres de large et 18 mètres de profondeur. "Une forme idéale pour l'accueil et le refit de yachts de grandes dimensions", juge Exequiel Cano Lanza.