Tourisme : la France a fait des étincelles en 2024
Emmanuel Langlois
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La cérémonie de clôture des JO de Paris 2024, au Stade de France.
Kirby Lee
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La cérémonie de clôture des JO de Paris 2024, au Stade de France.
Kirby Lee
Jeux olympiques, 80 ans du Débarquement, réouverture de Notre-Dame... L'année qui vient de s'achever a été particulièrement faste et riche en événements en France. Alors que, selon l'ONU, le tourisme mondial a retrouvé son niveau pré-Covid, les images de l'Hexagone ont donc fait le tour du monde et attiré encore davantage de visiteurs, au nombre de 100 millions de touristes. Or le secteur représente 7,5 % du PIB tricolore.
Les recettes générées par les touristes étrangers ont ainsi augmenté de 12 % en un an, pour atteindre l'an dernier le montant record de 71 milliards d'euros, selon le premier bilan dressé par le ministère.
« Ces chiffres sont sujets à caution, nuance toutefois Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme à Bordeaux. Selon les méthodes de comptage, notamment les téléphones mobiles étrangers qui bornent aux frontières, le Belge qui se rend dix fois dans sa résidence secondaire en Dordogne dans l'année sera compté comme dix touristes, ça n'a pas de sens ! » Au-delà de ces résultats, la France est en tout cas particulièrement « challengée » cette année par l'Espagne. Avec seulement 94 millions de touristes étrangers, le voisin ibérique engrange en effet près de deux fois plus de recettes, à 126 milliards d'euros.
Dans une interview au Figaro, la ministre déléguée chargée du tourisme, Nathalie Delattre, reconnaît que la France est de plus en plus concurrencée par les pays du sud de l'Europe, Espagne, mais aussi Italie, Portugal et Grèce, où les vacanciers restent plus longtemps. Elle appelle donc les professionnels à tout faire pour encourager les estivants à rester davantage et à augmenter le fameux « panier moyen ».
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« C'est le même refrain depuis des années, s'agace Nicolas Jabaudon, directeur de l'office de tourisme Médoc Atlantique, en Gironde. En juillet-août, quand la fréquentation est la plus élevée sur le littoral, les prix sont très hauts. Et le reste de l'année, soit les établissements sont fermés, soit ils proposent des prestations dégradées mais à des prix toujours élevés. Tout l'enjeu est de travailler sur ces "ailes de saison", que ce soit avril-mai-juin mais aussi septembre-octobre. » Selon le ministère, le nombre de nuitées en hausse de 7,3 % l'an dernier, est surtout porté par l'hébergement locatif type Airbnb ou Abritel, en progression de 16,4 %.
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