Industrie : trois filières dynamiques

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(Crédits : reuters.com)
Mauvaise conjoncture, affaires, stéréotypes… l’industrie pâtit en France d’une mauvaise image et ses métiers, de méconnaissance. Le marché est pourtant dynamique pour les ingénieurs et les techniciens dans plusieurs filières. Parmi elles, les équipementiers automobiles, l’agro-alimentaire, les biens d’équipement de production. Les équipementiers, en tête de l’innovation dans la filière automobile.

On sait que l'industrie automobile est dans une mauvaise passe, on sait moins que les équipementiers automobiles bénéficient depuis janvier 2014 d'un regain d'activité. « Dans le paysage automobile, l'équipementier est fondamentalement à la tête de l'innovation », explique Julien Louis, manager de Fed Ingénierie. L'innovation est le fruit du croisement de plusieurs approches et disciplines, des entreprises telles que DelphiValeoFaurecia ont donc recours à des ingénieurs issus de cursus très différents.

Certains, assez rares sur le marché, sont activement recherchés. Les pros de l'automatisme par exemple, mais aussi de l'instrumentation, de la métrologie, de la robotique. « Ils doivent être communicants car ils sont censés être en lien avec différents services et parties prenantes de l'entreprise », précise Daniel Welcker, directeur industrie chez Hays. Pour eux, la maîtrise de l'anglais est un prérequis, celle d'une autre langue étrangère, un atout supplémentaire.

Les techniciens de maintenance industrielle sont aussi pénuriques et pour cause, la demande de ces profils est forte aussi dans d'autres activités. « Cela concerne des postes sur site de production, hors zone urbaine, difficiles à pourvoir du fait de la mobilité géographique qu'ils supposent », note Julien Louis.
Les métiers de la production sont porteurs pour les ingénieurs et techniciens, particulièrement dans le domaine de l'amélioration continue. Les compétences d'ingénieurs R&D au sens large sont un autre besoin récurrent, notamment en développement de produits liés à l'électronique embarquée.

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L'agro-alimentaire, au-delà des scandales

La filière a beau être sujette aux affaires - Spanghero est encore dans les esprits, qui a dû changer de nom -, elle recrute. « Une tendance continue depuis deux ans », selon Daniel Welcker, notamment dans les domaines des produits laitiers, de la boulangerie-pâtisserie, des plats cuisinés, des boissons. Dans un contexte où un scandale est si vite arrivé malgré le renforcement des certifications liées à la norme REACH, les fonctions QHSE ont le vent en poupe ; les opportunités concernent les ingénieurs et les techniciens.

Les biens d'équipements de production, une filière méconnue

La filière équipe les autres industries, elle touche à des secteurs très divers, c'est un de ses intérêts. « Le domaine des machines spéciales par exemple est pointu. Il demande des compétences multiples, en électronique, pneumatique, hydraulique, en optique ou encore en mécanique de précision », indique Julien Louis.

Dans ces différentes filières, et dans bien d'autres (aéronautique, naval, ferroviaire notamment), les fonctions bureau d'études (ingénieurs R&D, ingénieurs projets, ingénieurs calcul, laboratoire ou essai) sont parmi les premières à être recrutées par les industriels. Les ingénieurs sont toutefois plus représentés dans les industries de pointe qu'en agro-alimentaire. La demande concerne aussi les techniciens de bureau d'études, dessinateurs projeteurs ou concepteurs CAO.

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Commentaires
a écrit le 28/01/2015 à 9:36 :
Il semble que ça bouge dans ces métiers, même pour des licencier économique avec expérience professionnelle !
a écrit le 17/12/2014 à 13:56 :
Il y a quelques années Renault à bradé une de ses filiales "RENAULT AUTOMATION" aux italiens, laissant sur le carreau un panel des techniciens très compétents en mécanique, robotique assemblage robotique..;. A l'époque cette société basée à Ris-Orangis n'a pas eue un soutien très appuyé de la part des maires des communes voisines: Evry, Ris, Draveil ...ni du gouvernement de l'époque encore moins de nos députés. Un jour où l'autre on paye ce gâchis.

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