Pour mettre en valeur l’expertise montpelliéraine en recherche et formation sur la vigne et le vin, un nouveau bâtiment verra le jour à l’horizon 2025 sur le site de l’Institut Agro. Un investissement de 20 millions d’euros.A Montpellier, la recherche et l'enseignement sur la vigne et le vin ne date pas d'hier. L'expertise des chercheurs montpelliérains s'est particulièrement illustrée à la fin du 19e siècle, lorsqu'un de ses chercheurs a trouvé la solution pour lutter contre le phylloxera, fléau qui a ravagé le vignoble français.
Aujourd'hui encore, la métropole montpelliéraine concentre une forte population de chercheurs et d'enseignants dédiés à cette filière viticole : près de 300 personnes travaillent sur les thématiques de la vigne et du vin, que ce soit à l'Institut Agro (Institut national d'enseignement supérieur pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, anciennement Montpellier SupAgro), l'Inrae, l'Université de Montpellier ou l'Institut français de la vigne et du vin (IFV).
Mais ces équipes sont éparpillées sur différents sites, ce qui nuit à la visibilité de ce pôle d'excellence. D'où le projet porté par trois structures - l'Institut Agro, l'Inrae, l'Université de Montpellier - de construire un bâtiment sur le campus de la Gaillarde, site historique de l'Institut Agro, au cœur de Montpellier, pour regrouper une partie de ces effectifs. Cette bâtisse prévue sur une superficie de 5.000 m2, représente un investissement de 20 millions d'euros, dont une partie sera financée dans le cadre du Plan Etat Région 2021-2027. Des co-financements sont également attendus du Département de l'Hérault, de la Métropole et d'entreprises privées.
Favoriser l'innovation
«Ce bâtiment permettra de reloger des équipes aujourd'hui réparties dans différents locaux dont certains sont vétustes,indique Laurent Torregrosa, directeur de l'IHEV (Institut des Hautes Etudes de la Vigne et du Vin).Nous réunirons ainsi sur un même lieu, chercheurs, enseignants, étudiants, entreprises, créant ainsi des conditions favorables pour l'innovation et le transfert de technologie.»
Le bâtiment aura la capacité d'accueillir des entreprises, qui selon Laurent Torregrosa, sont de plus en plus en demande de rapprochement avec la recherche : « Les entreprises ont bien compris que l'innovation est un facteur-clé pour assurer le leadership de la filière viticole à long terme. Nous abritons déjà des équipes de recherche d'entreprise. Avec ce nouveau bâtiment, nous aurons plus de capacité d'accueil. Nous pourrons également accueillir des chercheurs étrangers ».