Climat : pour Engie, ajouter un nouvel objectif européen serait « contre-productif »
Juliette Raynal
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Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie.
Engie
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Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie.
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Maintenir le cap de la décarbonation en Europe, mais surtout ne pas rajouter de nouveaux objectifs. C'est ce qu'a plaidé ce mardi 12 novembre Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie, à l'occasion de la présentation de son nouveau scénario de décarbonation pour l'Europe. « Nous avons besoin de soutien, pas d'objectifs plus ambitieux », a défendu la dirigeante. Ajouter un nouvel objectif européen, serait même « contre-productif », selon elle.
Actuellement, l'Union européenne s'est fixée deux objectifs climatiques. Le premier, à l'horizon 2030, cible une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% par rapport à 1990, grâce au paquet Fit for 55. Le deuxième vise la neutralité carbone en 2050, ce qui signifie que les dernières émissions résiduelles devront être compensées. Mais Bruxelles songe désormais à instaurer un objectif intermédiaire de -90% des émissions en 2040. L'exécutif européen en a fait la recommandation en février dernier, avant les élections, et ce sujet pourrait revenir sur la table au second semestre 2025 à l'occasion de la présidence danoise.
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Or, pour Engie, « donner un tour de vis supplémentaire » constituerait un « mauvais signal » et ce tout particulièrement à l'égard des industriels confrontés à une vive concurrence à l'échelle mondiale. Ces derniers pourraient se sentir « décourager » alors même que la décarbonation de ce secteur, qui passe par l'électrification des usages et le recours à des molécules de gaz décarboné, ne va pas aussi vite qu'attendu comme le montre la courbe de la consommation d'électricité. Censée augmenter, celle-ci a, au contraire, reculé de 3% en 2022, puis en 2023 sur le Vieux Continent.
Juliette Raynal