Energie : l'italien Eni veut redorer son image en France
Juliette Raynal
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Centrale solaire de Samoussy, exploitée par Plenitude, le nouveau nom commercial d'Eni gas & power.
Plenitude
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Centrale solaire de Samoussy, exploitée par Plenitude, le nouveau nom commercial d'Eni gas & power.
Plenitude
Télévision, cinéma, presse, réseaux sociaux... Après quatre ans de quasi silence, l'italien Eni prépare une vaste campagne de communication en France dont le coup d'envoi sera donné samedi prochain pour présenter sa nouvelle marque. Comme en Italie, en Espagne et au Portugal, le groupe abandonne son nom commercial Eni Gas & Power pour coiffer une nouvelle identité : « Plenitude ». Celle-ci regroupera ses activités de fourniture d'énergie, de production renouvelable et de mobilité électrique. Un moyen de redorer son image et, in fine, de gonfler progressivement son portefeuille de clients dans l'Hexagone, son deuxième plus grand marché après l'Italie.
Objectif : atteindre quelque 1,5 million de compteurs d'ici trois à cinq ans, contre environ un million aujourd'hui, répartis équitablement entre les clients gaz et électricité. « Nous ne visons pas une croissance à tout va, mais une croissance modérée », a assuré Mauro Fanfoni, le directeur général de l'entreprise en France, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue hier à l'Ambassade d'Italie. Actuellement, Eni se classe en quatrième position sur le marché tricolore de la fourniture d'énergie, derrière EDF, Engie et TotalEnergies.
Ce changement de nom « va bien au-delà d'un changement de marque, c'est un changement de paradigme. (...) Nous voulons atteindre le plus haut degré de satisfaction de nos clients », a assuré Mallorie Sia, aux manettes de cette transformation. En la matière, le groupe italien a une large marge de progression et devra faire ses preuves. Et pour cause, en 2023, son taux de litiges s'élevait à 234 pour 100.000 clients en hausse par rapport à 2022 et largement supérieur au taux de litiges moyen (67 pour 100.000 clients). Eni a été épinglé à plusieurs reprises par le Médiateur de l'énergie pour ses pratiques commerciales trompeuses.
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En 2023 et en 2022, il lui a ainsi été reproché de très largement sous-évaluer la consommation des prospects pour « appâter » le consommateur avec un prix anormalement bas comme argument de vente. Les clients se retrouvant, par la suite, confrontés à des factures de régularisation très importantes. Par le passé, il a aussi été reproché à Eni de présenter des offres annonçant une remise de 7% par rapport aux tarifs réglementés de vente (TRV), alors que les prix inscrits dans la grille tarifaire de ladite offre, et qui ont été répercutés dans les factures, étaient, en réalité, bien plus élevés que les TRV.
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