Afin de faire face à la volatilité des prix de l’énergie, Nantes Métropole et Territoire d’énergie Loire-Atlantique ont signé un contrat d’achat direct d’énergies renouvelables. Cette démarche permet d’acheter directement de l’électricité renouvelable à des producteurs locaux.Les premiers contrats d'achat direct d'énergies renouvelables (Cader - nom français des « Power Purchase Agreement » ou PPA) conclus par des collectivités territoriales et sociétés d'économie mixte (SEM) sont en train de voir le jour en France. Ils sont rendus possibles par la loi d'accélération des énergies renouvelables (Aper) de mars 2023.
Concrètement, ils permettent désormais à une collectivité d'acheter directement de l'électricité à un producteur d'énergies renouvelables, en dehors des circuits classiques, et sur une longue durée allant de 15 à 25 ans, alors que le code des marchés publics imposait jusque-là une durée maximale de quatre ans.
Contractualiser un prix fixe sur vingt ans
Parmi les territoires qui se positionnent comme pionniers : Nantes Métropole où l'objectif est de viser la neutralité carbone à l'horizon 2050. La collectivité vient de lancer un contrat d'achat direct d'énergies renouvelables en partenariat avec Territoire d'énergie Loire-Atlantique. Il s'agirait du premier en France.
« Le Cader est un formidable outil au service des collectivités territoriales qui souhaitent diversifier leurs sources d'achat d'énergie, renforcer la sécurité de leur approvisionnement et accélérer le développement de cette démarche d'achat direct en nous associant à des acteurs de nos territoires proches, avec une volonté de déclencher une dynamique de long terme alors que le prix de l'énergie varie fortement », indique Tristan Riom, vice-président de Nantes Métropole en charge de l'énergie-climat.
Le contrat de vingt ans doit démarrer au 1er janvier 2026. « L'avantage du Cader, c'est surtout la visibilité budgétaire », indique Emmanuel Dion, chargé de mission stratégie et achats d'énergie à Nantes Métropole à l'occasion de la signature du contrat au Musée des Arts de Nantes, ce 21 mai. Ce dernier précise qu'un prix fixe « inférieur à 90 euros le mégawattheure » sera appliqué durant cette période.