La preuve d'amour est tombée le jour de la Saint-Valentin. Comme Dunkerque, Marseille ou Bordeaux, les quatre communautés de communes qui encerclent la centrale nucléaire de Penly en Seine-Maritime ont été sélectionnées parmi les 22 « territoires engagés pour le logement » que le gouvernement jure de chouchouter. A la clé notamment, la promesse « de subventions exceptionnelles » et d'un assouplissement des procédures sur le modèle mis en place pour le village olympique.
Un soulagement pour les élus locaux. « A l'échelle de nos 4 EPCI, ce sont plus de 3.640 logements dont la réalisation pourrait être facilitée par le dispositif », s'est réjoui le maire-président (PC) de l'agglomération de Dieppe dans un communiqué publié le jour même.
Si Nicolas Langlois applaudit, c'est qu'il s'attend, lui aussi, à devoir aller chercher les logements avec les dents, pour reprendre la formule de Gabriel Attal. En cause, l'énorme appel d'air immobilier que va susciter la construction des deux EPR de Penly.
Qu'on en juge. S'il est lancé ce qui ne fait guère de doute, « le plus grand chantier d'Europe » - ainsi que le qualifie EDF - va mobiliser quelque 2.000 personnes dès l'an prochain et jusqu'à 10.000 à son pic quatre ans plus tard. Combien seront des natifs ou des résidents déjà logés sur place ? Mystère.