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ClimatEnergie & Environnement

Les mesures de lutte contre le réchauffement climatique insuffisantes

latribune.fr

Publié le 14 novembre 2024 à 10:01 - Mis à jour le 30 septembre 2025 à 20:38

Les mesures climatiques actuelles entraîneraient un réchauffement de 2,7°C à l'horizon 2100.

Les mesures climatiques actuelles entraîneraient un réchauffement de 2,7°C à l'horizon 2100.

Région Pays de la Loire - Inventaire général

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Les effets combinés des mesures prises par les différents gouvernements dans le monde contre le changement climatique stagnent ces trois dernières années, alerte jeudi une étude, qui affirme que les politiques de Donald Trump aux Etats-Unis n'entraîneraient qu'une légère augmentation du réchauffement.

Les efforts des États contre le réchauffement climatique ne payent pour l'instant pas. C'est ce qui ressort des projections du Climate Action Tracker (CAT), un outil d'évaluation de référence, publiées ce jeudi. Selon cette étude, les mesures climatiques actuelles entraîneraient à l'horizon 2100 un réchauffement de 2,7°C, comme c'était déjà le cas lors de la COP26 de Glasgow il y a trois ans. En tenant compte des engagements des Etats à l'horizon 2030, les projections évoquent un réchauffement de 2,6°C, contre 2,5°C l'année dernière.

L'organisme souligne que 2024 n'a connu que peu de progrès, avec « presque aucun nouvel objectif climatique national ou promesse de neutralité carbone ». Et ce, alors que les émissions liées aux énergies fossiles « continuent à augmenter » malgré le fait que les gouvernements s'accordent de manière répétée à renforcer urgemment leurs objectifs à l'horizon 2030 pour les aligner avec l'objectif de limiter à 1,5°C le réchauffement, la cible la plus ambitieuse de l'accord de Paris de 2015. Les pays signataires ont jusqu'à février 2025 pour dévoiler leurs objectifs pour 2035.

A LIRE AUSSI

Climat : les émissions mondiales continuent d'augmenter

Selon les projections du rapport, le pic des émissions issues des énergies fossiles sera atteint d'ici à la fin de la décennie, mais « à un niveau bien plus important » que les projections faites il y a trois ans.

L'impact limité de Donald Trump aux États-Unis

Quant à l'impact du retour de Donald Trump à la Maison Blanche, il pourrait être relativement limité. Ce retour au pouvoir complique évidemment les efforts pour accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans une décennie jugée décisive pour le climat des prochaines décennies. Le président américain envisage en effet de faire sortir son pays de l'accord quasi-universel qui commence à porter ses fruits, celui adopté à la COP de Paris en 2015. Il vient par ailleurs de nommer un proche pour diriger prochainement l'Agence américaine de protection de l'environnement, avec comme mandat clair des « déréglementations » pour « doper » les entreprises.

Pour autant, les mesures qu'il promet aux États-Unis pourraient se traduire par une hausse des températures mondiales de seulement 0,04 degré celsius, selon le CAT.

« Clairement, nous ne connaissons pas le plein impact des élections américaines jusqu'à ce que le président élu Trump ne prenne ses fonctions, mais il y a un élan des énergies propres aux Etats-Unis qui sera difficile à arrêter », a déclaré Bill Hare, patron de Climate Analytics, l'un des groupes du CAT.

« Les dégâts en termes d'émissions », « confinés aux Etats-Unis et sur quatre à cinq ans, sont probablement récupérables », a-t-il déclaré. Mais l'impact pourrait être bien plus important si d'autres pays utilisent la baisse des ambitions des Etats-Unis, deuxième plus gros émetteur au monde, comme excuse pour ralentir leurs propres mesures en faveur du climat, a-t-il ajouté. Une question « fondamentale », souligne Bill Hare, sera la réaction de la Chine, plus gros émetteur de gaz à effet de serre au monde.

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Les dirigeants occidentaux appuient sur le frein

À Bakou, depuis la tribune de la COP29, certains dirigeants de pays occidentaux traumatisés par l'inflation, les déficits publics et les mouvements sociaux des dernières années ont dit ouvertement vouloir appuyer sur le frein plutôt que l'accélérateur.

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a dit mercredi qu'il n'existait « aucune alternative unique » aux énergies fossiles, qu'il fallait avoir une vision « réaliste » et se méfier de toute « approche trop idéologique ».

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« On ne peut pas se précipiter dans les oubliettes industrielles au nom de la neutralité carbone », a déclaré le Premier ministre conservateur grec Kyriakos Mitsotakis. « Oui, la transition énergétique génèrera des économies à long terme. Mais cette transition ne se fera pas sans douleur ». Et mardi, le Hongrois Viktor Orban a estimé qu'il ne fallait pas « sacrifier notre industrie et notre agriculture » au nom de la réduction des émissions.

(Avec AFP)

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