La relance du nucléaire dans l'Hexagone ne passera pas uniquement par la construction de grands réacteurs atomiques de troisième génération de type EPR2. Elle passera aussi par le développement de petits réacteurs modulaires, dit SMR pour Small modular reactors, portés essentiellement par de nouveaux acteurs du marché, des startups à la PME familiale.
Pour soutenir ce mouvement de décloisonnement inédit dans la filière nucléaire, l'Etat a dégagé près d'un milliard d'euros dans le cadre du plan France 2030. C'est sur cette base qu'avait été lancé l'appel à projets « réacteurs nucléaires innovants », doté d'une enveloppe de 500 millions d'euros. Six porteurs de projets viennent de décrocher quelque 77 millions d'euros de soutien public (Jimmy, Renaissance Fusion, Calogena, Hexana, Otrera nuclear energy et Bue capsule) après que deux projets (Naarea et Newcleo) aient déjà bénéficié d'une première enveloppe d'aide de 25 millions d'euros l'été dernier.
Outre ces 77,2 millions d'euros décaissés dans le cadre de l'appel à projets, les six aspirants nouvellement sélectionnés vont bénéficier d'un soutien technique du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) équivalent à un montant de 18,9 millions d'euros. L'aide totale dédiée à ces nouveaux entrants se chiffre donc à un peu plus de 95 millions d'euros.