Au moment où la tarification dite saisonnière de l'eau est entrée en vigueur le 1er juin, non sans susciter de polémiques, dans trente-sept communes de Toulouse Métropole (+42% pendant cinq mois), la question de la raréfaction de l'eau de la ressource en eau, assortie de la problématique de la modernisation des réseaux d'eau potable et d'assainissement, fait évidemment débat dans d'autres villes et régions de France.
En Bretagne, territoire attractif qui accueille de nouveaux habitants chaque année ainsi qu'une vague de touristes à chaque période de vacances, la question de la modulation des prix de l'eau est également sur la table.
Certaines communes, comme celles du pays de Fouesnant ont déjà adopté une tarification hiver/été tandis qu'à Combourg (Bretagne romantique), le prix de l'eau est depuis cette année le même pour tous (1,66 euro le mètre cube jusqu'à 40 mètres cubes, 2,08 euros au-delà : les gros consommateurs, notamment industriels, ne bénéficient plus des tarifs dégressifs. Au-delà de ces initiatives localisées, la Région réfléchit pour sa part à une modulation de la tarification. Avec en ligne de mire, une tarification plus juste, voire progressive de l'eau comme à Bordeaux, Montpellier ou Dunkerque.
« Le prix de l'eau et le mode de tarification a été le sujet central d'une séance plénière en mai de l'Assemblée bretonne de l'eau, chargée de mettre en œuvre le Plan breton de résilience pour l'eau, initié par le Conseil régional, l'Etat et l'Agence de l'eau, avec des exemples concrets à l'appui », reconnaît Delphine Alexandre, vice-présidente de la Région en charge de l'eau, de la santé, de la biodiversité, interrogée par La Tribune.