Pollution: 13 stations de métro sont au-delà des seuils recommandés
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Les lignes 2, 5 et 9 abritent les 13 stations dont la concentration en particules fines est « élevé ».
Reuters
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Les lignes 2, 5 et 9 abritent les 13 stations dont la concentration en particules fines est « élevé ».
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Les usagers 2, 5 et 9 du métro sont prévenus. Ces trois lignes abritent les 13 stations dont la concentration en particules fines est « élevée », selon Airparif, l'observatoire de l'air en Ile-de-France. Belleville, Iéna, Jaurès, Laumière, Michel-Ange-Auteuil, Michel-Ange-Molitor, Oberkampf, Ourcq, Père-Lachaise, Pigalle, Saint-Philippe-du-Roule et Trocadéro affichent ainsi des niveaux de concentrations en particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10µm) supérieurs à 480 µg/m3.
Ce seuil est le maximum recommandé par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) à partir d'une heure d'exposition, qui est le temps moyen quotidien passé dans les transports par beaucoup de Franciliens. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande elle un taux maximum de 140µg/m3, mais cela concerne l'exposition à l'air libre. L'étude, qui a analysé la qualité de l'air sur 426 quais de gares et stations souterraines, a également relevé un niveau de pollution « moyen » sur 276 d'entre eux et des niveaux faibles sur 123 quais.
Pour réaliser cette cartographie, Airparif s'est appuyée sur une première étude présentée en janvier et portant sur 44 stations où les mesures ont été prises sur des durées longues, minimum une semaine complète sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Elle a ensuite réalisé un modèle basé sur 19 facteurs pour comprendre ce qui déterminait le niveau de pollution dans chacune de ces stations (profondeur de la gare, type de freinage utilisé par les trains, présence de portes palières, longueur du tunnel...). Airparif a ensuite, grâce à ce modèle, estimé les niveaux de pollution dans l'ensemble des stations du réseau.
La forte concentration de l'air en particules fines peut favoriser des difficultés ou maladies respiratoires, notamment chez les personnes fragiles.
Lors d'une audition devant l'Assemblée nationale mercredi, le PDG de la RATP Jean Castex a rappelé qu'aucune étude n'a jamais été en mesure de prouver la nocivité de l'air du métro.
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Les émissions françaises de la plupart des polluants atmosphériques ont diminué entre 2000 et 2023, mais la France reste confrontée à des dépassements de normes, ainsi qu'à des épisodes de pollution à l'ozone et/ou aux particules, selon un rapport gouvernemental publié lundi.
« Des progrès significatifs ont été accomplis dans la réduction des émissions de polluants atmosphériques à la suite des actions impulsées tant à l'échelle nationale qu'au niveau local », souligne ce bilan de la qualité de l'air extérieur en France en 2023. Mais, ajoute-t-il, la France demeure « confrontée à des dépassements de normes réglementaires de qualité de l'air pour la protection de la santé humaine dans certaines agglomérations, ainsi qu'à des épisodes de pollution à l'ozone et/ou aux particules en France métropolitaine, dans les Antilles et en Guyane ».
(Avec AFP)
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