Rapport Draghi : la compétitivité de l'industrie verte, clef de survie de la décarbonation de l'UE
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Mario Draghi présentait son rapport ce lundi 9 septembre.
Reuters
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La nécessité d'un changement « radical ». C'est l'un des mots forts lancés par Mario Draghi, l'ancien patron de la BCE, ce lundi matin à Bruxelles, pour présenter son rapport très attendu sur « la compétitivité de l'Europe », dont les propositions pourraient être reprises par la prochaine Commission européenne. Un « défi existentiel » pour les 27 Etats membres de l'UE, qui selon l'ancien haut cadre européen, est en décrochage par rapport aux Etats-Unis. Ce qui n'est pas de bon augure pour conserver son indépendance économique et géopolitique.
Défense, innovation, productivité... les domaines d'action définis du rapport de 400 pages sont larges et nombreux. Et, la décarbonation y occupe une place centrale, l'UE s'étant donné un objectif très clair avec une baisse contraignante de 55% de ses émissions d'ici 2030, pour aller vers la neutralité carbone en 2050. Mais sur ce volet, l'approche de Mario Draghi se veut très pragmatique. C'est-à-dire axée sur cette approche : faire de la décarbonation de l'UE un vrai levier de croissance économique, condition de sa pérennité et, in fine, de l'atteinte des objectifs climatiques du Vieux-Continent.
« Si les objectifs climatiques ambitieux de l'Europe s'accompagnent d'un plan cohérent pour les atteindre, la décarbonation sera une opportunité. Mais si nous ne parvenons pas à coordonner nos politiques, elle risque de freiner la compétitivité et la croissance », est-il d'ailleurs écrit dans le document.
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Après avoir fait l'éloge de l'UE, producteur « d'un cinquième des technologies propres et durables dans le monde » (notamment les éoliennes, les électrolyseurs et carburants à faible teneur en carbone), Mario Draghi met en garde contre la « concurrence chinoise » sur le secteur. Et ce, « grâce à une puissante combinaison de politiques industrielles et de subventions massives, d'innovations rapides, de contrôle des matières premières et de capacités à produire à l'échelle continentale. »