Quelles vont être les conséquences du réchauffement climatique sur les grands vins français ? « Ce sera une adaptation plutôt qu'une révolution », avance Max Gigandet, directeur de la tonnellerie François Frère (54 salariés) à Saint-Romain, en Côte-d'Or. Son entreprise qui appartient au groupe TFF, côté sur Euronext, est spécialisée dans la conception, la production et la commercialisation de fûts en chêne destinés principalement à la production de vins haut de gamme.
« Si on se réfère à l'évolution du climat en 2050, les vignerons seront obligés de changer un peu leurs pratiques mais je ne suis pas persuadé qu'un jour, on parle de Cabernet sauvignon à Pommard ou de Syrah à Gevrey- Chambertin », ajoute-t-il. Une perspective étayée par les pratiques que le tonnelier côtoie régulièrement avec ses clients étrangers. « Dans des pays où la météorologie est beaucoup plus extrême telle qu'en Australie ou en Californie, les viticulteurs continuent d'élaborer des pinots noirs ou des chardonnays qui sont produits en Bourgogne », constate-t-il. La tonnellerie exporte 80% de sa production à l'étranger dans plus de 50 pays. Certes, ces vins ont des profils aromatiques différents mais les cépages sont restés les mêmes.