Scandale du nickel en Indonésie : zoom sur la titanesque production de Jakarta

Maxime Heuze

L’Indonésie a extrait 2,2 millions de tonnes de nickel en 2024 (photo d’illustration).
Reuters

Maxime Heuze

L’Indonésie a extrait 2,2 millions de tonnes de nickel en 2024 (photo d’illustration).
Reuters
La stratégie du rouleau compresseur sur le nickel mondial mise en place par l'Indonésie fait des remous. Jakarta a annoncé ce mardi retirer les permis d'exploitation minière de quatre des cinq entreprises en activité dans l'archipel de Raja Ampat après une dénonciation de Greenpeace Indonésie. La semaine dernière, l'ONG a publié des vidéos virales sur les conséquences environnementales des programmes d'extraction de nickel sur trois îles de l'archipel. Selon elle, ces activités sur les îles de Gag, Kawe et Manuran ont conduit à la destruction de plus de 500 hectares de forêts et de végétation.
Si le gouvernement du pays freine son activité sur Raja Ampat, ce n'est que l'arbre sauvé qui cache la forêt de nickel sur laquelle est assise l'Indonésie. Car, avec ses 2,2 millions de tonnes extraites en 2024, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis, le pays est le premier producteur de ce métal utilisé dans les batteries de véhicules électriques et l'acier inoxydable.
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Et l'écrasante domination de l'Indonésie sur la production mondiale ne semble qu'à ses débuts. L'année dernière, le pays a augmenté de 8 % sa production quand la plupart des autres pays ont diminué la leur à cause d'une chute des prix du métal. Une politique expansionniste qui pousse Greenpeace à rester sceptique sur les récents retraits de permis. « Nous apprécions cette décision, mais nous devons nous assurer que la décision sera mise en œuvre. Nous devons être certains qu'ils arrêtent », a réagi auprès de l'AFP Arie Rompas de Greenpeace Indonésie, appelant le gouvernement à restaurer les zones où les entreprises ont été à l'origine d'une déforestation.
Maxime Heuze