Nouvelle-Calédonie: une des usines principales de nickel se remet en marche
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Les violences dans l'archipel français du Pacifique sud ont affaibli une industrie du nickel calédonien déjà très mal en point.
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Les violences dans l'archipel français du Pacifique sud ont affaibli une industrie du nickel calédonien déjà très mal en point.
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C'est une étape-clé dans la relance de la filière et dans la recherche d'un repreneur pour le site. Six mois après le début de la crise insurrectionnelle, l'une des trois usines de nickel de Nouvelle-Calédonie, Prony Resources, a redémarré ses activités ce lundi.
Pour rappel, les violences, qui ont débuté le 13 mai dernier, avaient entraîné un arrêt total des activités de ce site situé dans le sud de la localité Grande-Terre, tant pour l'extraction minière que la production métallurgique. Privée d'électricité en raison de la dégradation d'une ligne à haute tension près de la tribu de Saint-Louis, l'usine avait également vu son accès et son approvisionnement en eau brute perturbés.
Ces contraintes sont levées, a indiqué la direction lundi à l'AFP. « L'électricité est opérationnelle, l'accès à l'eau brute est assuré et le site est sécurisé, malgré les restrictions routières à Saint-Louis », a précisé cette source.
Cette reprise d'activité est cruciale pour rétablir les finances de l'entreprise d'environ 1.300 salariés, mises à mal par six mois de blocage. « Notre objectif est de retrouver les performances qui faisaient notre force en début d'année », souligne la direction. Elle ajoute que les recettes attendues sont indispensables « pour soulager » une trésorerie « aujourd'hui très fragile ».
Lors d'une rencontre avec la presse le 23 octobre, Sonia Backès, présidente de la province Sud, principal actionnaire de la société métallurgique, avait expliqué que Prony Resources disposait encore de sept à huit mois d'autonomie financière avant la cessation de paiement, notamment grâce à un soutien de l'État de l'ordre de 140 millions d'euros.
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Les actionnaires attendent la visite prochaine d'un potentiel repreneur, le groupe sud-africain Sibanye-Stillwater. « Ils veulent voir l'usine tourner avant d'envisager un rachat », faisait valoir Sonia Backès fin octobre. Une deuxième mission technique pourrait avoir lieu deux mois après la reprise.
Les violences dans l'archipel français du Pacifique sud, qui ont fait 13 morts et des milliards d'euros de dégâts, ont encore un peu plus affaibli une industrie du nickel calédonien déjà très mal en point. Cette crise est aggravée par un coût élevé de l'électricité, dont la métallurgie est très consommatrice.
Mi-octobre, la Société Le Nickel (SLN) a annoncé la mise « en sommeil » de son centre minier de Thio (côte Est de la Grande-Terre), dévasté par les exactions liées à la mobilisation contre le dégel du corps électoral. Les dégâts subis sont conséquents : le convoyeur qui permettait de charger les minéraliers a été entièrement détruit par un incendie, de même que des laboratoires, des bureaux et maisons d'employés. Le matériel minier, pelles, chargeuses, camions ont eux aussi été incendiés, détruits ou volés, entraînant « une impossibilité pure et simple d'opérer », précise la SLN, qui pointe également du doigt « les blocages, menaces, et intrusions répétées ».
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Quelque 230 salariés travaillaient sur les trois mines encore exploitées de la commune de la côte Est, dont l'histoire est étroitement liée à l'industrie minière. En plus des 230 salariés, 120 emplois de sous-traitance, qui représentaient selon l'entreprise 31 millions d'euros de contrats annuels, sont menacés. Fin août, faute de repreneur, l'usine de Koniambo Nickel SAS (KNS), dans le nord du territoire, avait été contrainte de fermer, laissant 1.700 salariés sur le carreau.
(Avec AFP)
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