Tarifs réglementés d’EDF : les fournisseurs alternatifs contre-attaquent
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59 % des ménages Français sont abonnés au TRV.
Reuters
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59 % des ménages Français sont abonnés au TRV.
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Une offre non protectrice pour les consommateurs, manipulée à des fins politiques et à l'origine de distorsions sur le marché. Voici comment l'association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), la principale association représentant les fournisseurs alternatifs*, qualifie le tarif réglementé de vente de l'électricité (TRV), cet abonnement proposé en France par EDF et encadré par l'État.
Dans un courrier envoyé vendredi à Teresa Ribera et Dan Jørgensen, respectivement commissaires européens à la Transition propre, juste et compétitive et à l'énergie et au logement, l'organisation ne mâche pas ses mots : il faudrait « permettre [la] suppression » de ce tarif dans des « conditions de concurrence adéquate », peut-on lire. Et ce, alors que le gouvernement français vient de préconiser l'inverse : l'exécutif a récemment envoyé à l'exécutif bruxellois un rapport pour en demander la prolongation.
« Tous les cinq ans, l'État français doit expliquer s'il souhaite ou non garder un TRV dans le pays, et pour quelles raisons. Le gouvernement a une nouvelle fois répondu par la positive, mais en s'appuyant sur des mensonges et des approximations », estime le président de l'Anode, Julien Tchernia. Car selon lui, le TRV n'a « pas joué de rôle protecteur structurel lors de la crise de l'énergie ».
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Pour le comprendre, il faut se pencher sur la manière dont fonctionne cet abonnement, auquel 59 % des ménages Français sont abonnés - soit 20,6 millions de foyers - et 35 % des petits professionnels. Le TRV est actualisé deux fois par an, en février et en août, sur la base d'un calcul de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Objectif : éviter des fluctuations constantes des factures.